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“The most ruthless Robinson of all time”, “Edward G. Robinson in all his fury !”… L’affiche n’y va pas de main morte mais faut reconnaître que l’Edward se plaît à jouer dans ce film la brute intégrale. Condamné pour une tripoté de crimes, Vincent Canelli, le « Napoléon » du racket, va être exécuté en même temps qu’un autre « ptit joueur », Peter Manning (Peter Graves) – 200.000 dollars de gain, pas mal, mais juste un flic dead à son actif – versus 17 meurtres pour le Vince, po la même division... Tenter un « braquage » en pleine chambre d’exécution, c’est déjà foutre la honte à Michael Scolfield. Embarquer avec soi tous les condamnés à mort, c’est foutre la honte à toute la police. Interroger le Peter Manning, blessé dans la fusillade, pour savoir où il a caché sa thune, c’est enfin diablement bien pensé. Robinson se terre avec une poignée d’hommes dans une sorte d’immense trou à rat, a pris soin de prendre avec lui une poignée d’otages – flic, journaliste, fille de flic et même un Père… - et pousse ce con de Manning à vite se rétablir pour aller chercher son pactole qu’il a caché… dans une banque. Tout semble se goupiller pour le mieux sur ses injonctions – Robinson a la gueule de travers, celle des grands jours de colère – jusqu’à ce que le repère soit cerné par la police… Notre Edward aux mains pleines d’argent mais surtout de sang  est prêt à massacrer un otage toutes les 20-30 minutes ; le commissaire veut de son côté en rien céder, prêt à voir s’amonceler à ses pieds un joli tas de cadavres… Le mitraillage du repère de Robinson peut donc commencer en toute sérénité…

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Un titre à la noix de bonne vieille série noire à la française pour une œuvre, à l’image de Robinson, sans concession. Bon Edward, au bout d’un moment, on peut discuter, tenter de trouver une échappatoire humaine plutôt que de se s’engager dans un massacre infernal et sans issue. Non ! What ? Nan c’est nan, je suis l’acteur le plus petit du monde et je vous emmerde tous. Tiens, toi, prends toi un pruneau pour la forme. Le Père (Milburn Stone, de faux airs de Bill Murray) tente le tout pour le tout pour lui faire entendre raison… Niet…  On pense que la mort de sa vieille pinco (Jean Parker) – touchée par une sale balle en ricochet – va le ramener sur terre… Penses-tu, il ne reste plus une once d’humanité dans cet Edward-là et tiens, toi, prends-toi un pruneau pour insister. Noir c’est noir, d’autant que mon effroyable copie a pour le coup déjà méchamment morflé – là on est vraiment dans le fin fond des oubliettes au niveau qualité dans notre série des films noirs ricains. Pas sympa pour Fregonese de ne pas avoir fait un ptit lifting de cette œuvre pleine de coups de feu et de fureur ; heureusement, toute la rage du gars Robinson parvient malgré tout à émerger de ce massacre au niveau de l’image… De la bonne vieille série B brute de décoffrage avec un Robinson qui ferait passer un Scarface al pacinisé pour un poney ? Allez, tentez cette vraie rareté à l’occasion. Ca va saigner, babe…

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