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Et voilà une vraie rareté comme Shangols sait les dégotter, un splendide téléfilm réalisé par l’immense Richard Bohringer. Bon, bien sûr, je déconne. Alors, que nous vaut la présence en ces colonnes d’une telle guimauve ? Un premier indice : Richard Bohringer est né à Moulins (mais oui, cette bien bonne ville coupée en deux pendant la guerre, le fameux pater allemand du Richard…) Un deuxième indice, le film est tourné à Moulins… Ok, normal… Mon tout, attention… Il y a un plan du plus grand garage du monde (!) transformé depuis en salles de catéchisme - les voies (de garage) du Seigneur sont décidément impénétrables.

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Vous allez me dire que vous n’en avez rien à foutre. Certes. Mais pour moi, ben oui, c’est comme jouer du piano debout, c’est ça. Sinon, le bazar en tant que tel… Fanny Cottençon est une bien méchante mère avec son rouquin non souhaité et elle passe son temps à faire des grands soupirs et à pousser des oooooh d’exaspération. Je ne vais pas dire que je l’avais jamais vu jouer aussi mal, je l’ai jamais vu "jouer" tout court (et j’ai vu des films avec elle, ‘tention). Les dialogues sont écrits avec de gros morceaux de vocabulaire familier pseudo vintage (tête de pipe, bourrichon, tutu pour foufoune…) et cela sonne souvent aussi naturel que Morandini citant Shakespeare. Poil est po content de toujours subir les réprimandes de sa mère et fait une grève de la faim… Raté, sa mère se moque de lui en lui faisant déguster une sauce au pipi (si, si). Poil veut faire une fugue mais il a le choix entre Montluçon et Vichy alors il reste ; il décide de se noyer dans l'Allier, pas assez d'eau... (C'est presque ça...) A la fin, sublime morale inattendue, sa mère pleure de le voir partir en pension, la tête dans les deux mains histoire de toujours faire dans la finesse, Bohringer, le pater, traite son fils de « grand bonhomme » pasqu’il peut po s’empêcher d’être gentil envers les jeunes avec sa voix plus rauque qu’ « n’roll » - oh oh. Un film avec une belle paire de fesses et des vues torrides sur la campagne bourbonnaise. Nostalgie quand tu… ah ben non, en fait.

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