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Barbara Stanwyck se parre de blanc et joue à l’infirmière dévouée : toujours là pour serrer la main d’un prisonnier blessé, pour extraire une balle de l’épaule d’un bootlegger charmeur, pour assister un chirurgien en salle d’opération alors même que le patient passe l’arme à gauche. C’est sympathoche, et comme on est encore à l’ère bienheureuse « pré-Code », on assiste à quelques séquences mignonnettes d’infirmières en déshabillé – ah, on n’atteint pas dans les summums de l’érotisme mais cela apporte une ptite fraîcheur à la chose. Notre Barbara va ensuite rentrer au service d’un particulier et être en charge de deux adorables gamines anémiques.

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Rapidement, elle sent qu’il y a anguille sous roche – un père décédé, une mère alcoolique et un salopiot de chauffeur qui complote dans l’ombre (en gros ils souhaitent que les gamines crèvent rapidement pour pouvoir toucher le pognon qu’elles ont en banque) – et va hausser le ton pour sauver les gamines : la Barbara doit subir moult « désagréments » - tentative de viol, c’est po rien, coups et blessures… – mais tient bon la barre dans cette maisonnée de fous furieux pour venir en aide des deux bambines. Elle va te secouer la mère,  mettre une baffe à l’un de ses amants alcoolo et tenir tête à cette enflure de chauffeur en chemise noire – et qui c’est cet enfoiré aux allures de chauve-souris sournoise ? Le gars Clark Gable démoustachisé qui joue au dur… et qui aura droit à un sacré retour de bâton. Barbara, de son côté, toute colère, saura se mouiller pour faire honneur à sa profession et se dévêtir au besoin pour chatouiller les mirettes du spectateur vintage... Au final, un soupçon de cuisse enveloppée de bas noirs ou blancs, une pincée de violence avec son lot de harcèlement sexuel, d’alcoolisme et de personnages vénaux... et un ange blanc qui tente bienveillamment de remettre tout le monde sur le droit chemin (Gable payera tout de même le prix fort, on chipote pas en ce début des années 30 avec les crapules...). Un Wellman honnête qui bénéficie d'une superbe restauration (une photo notamment style "Harcourt" sur les gros plans, un son nickel) et qui sait mettre la Stanwyck, alors en tout début de carrière, à son avantage.

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