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Disons-le franco de port, le grand héros de cette histoire demeure les mirifiques paysages canadiens. Cette toile de fond donne tout du long à cette toile de Walsh une beauté visuelle absolue : cascade géante, forêt de conifères plantés en rang, lac lamartinien, montagne jouant avec la brume, le technicolor à son must… Remarquons également en passant que notre bon gars Raoul n’a pas lésiné avec les figurants, qu’il s’agisse des Crees ou des Sioux, on a notre lot de plumes et de montures. Saskatchewan – les spectateurs ricains ont dû ramer pour pouvoir acheter leur ticket – est ce qu’on pourrait appeler un road movie on horses classique, avec nos tuniques rouges fuyant les féroces Sioux alliés aux Crees. Faut dire que dans cette histoire, nos soldats anglais ont leur responsabilité puisqu’en désarmant les paisibles Crees du côté de la frontière canadienne, ils ont poussé ceux-ci à s’associer aux chefs Sioux ricains – les fameux Sitting Bull et Crazy Horse, en confiance après avoir décimé les troupes de Cluster et en route pour une médaille. Sans armes, difficile de chasser et de manger à sa faim côté Crees et les Sioux comptent bien profiter de l’aubaine.

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Heureusement notre blondinet Alan Ladd veille : he is the big Hero, tentant à la fois de rattraper les conneries de son supérieur et de sauver les tuniques rouges du massacre, de ramener les Crees à la raison et enfin (quel homme !) de veiller sur une blonde (Shelley Winters) accusée d’un meurtre - on sait pertinemment qu’ils vont finir dans les bras l’un de l’autre, celle-ci n’ayant rien d’une criminelle… Le scénar est tracé de fil rouge, mais cela n’empêche en rien d’apprécier, outre ces somptueux panoramas dignes de films publicitaires hauts de gamme, la poignée de scènes d’action avec ces classique coups de feu qui fument et ces Indiens qui tombent cinq secondes plus tard de leur cheval, les multiples séquences nocturnes où les Indiens joliment grimés se tapissent dans les sous-bois à l’affût ou poursuivent au trot ou à la pagaie nos soldats en perdition – petite préférence à la poursuite en canoë -, ou encore ces grands rassemblements d’hommes à plumes qui dévalent à cheval de tous les coins de la montagne…  Vous me sentez peut-être un poil sur la réserve (d’indien ohoh) tant il est vrai qu’on attend toujours du gars Walsh un truc, quel que soit le genre, qui scie les pattes… Saskatchewan est certes imprononçable mais reste plaisant et subliment filmé… Manque malgré tout un poil de sel, les personnages étant notamment d’un bloc – pénible ce Ladd qui a toujours raison et qui parvient toujours à mettre, au moment opportun, son poing dans la tronche du type gonflant. Beau, bienveillant envers ces Crees – dans la nuit - mais sans guère d’aspérités dans le fond (oui, il y a du relief dans la forme, facile…), avouons-le.

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Walsh et gros mythe : cliquez