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Eté 43, Rimini, un homme (Jean-Louis Trintignant), une femme (Eleanora Rossi Drago), un coup de foudre violent dans un climat qu’il ne l’est pas moins. Tout, tout le monde s’oppose à cette rencontre – le Jean-Louis est avec une bien joulie petite brunette et passe toutes ses journées avec une petite bande fidèle de piccoli borghese à frimer sur la plage ou à faire la fiesta (son père, fasciste, le protège du service militaire), l’Eleanora est veuve, a une petite fille et une dragonne de mama – rien, rien de rien ne pourra les empêcher de s’aimer, de tendre l’un vers l’autre, de s’embrasser comme deux amants assoif… Diable, je m’emballe. Faut dire que le cinéma italien de ces années-là me laisse bien souvent baba, surtout quand les femmes plus belissima les unes que les autres sont à se damnessima… Bref, une histoire d’amour quand il fallait po, quand ça ne se fait po, mais l’amour a-t-il jamais été dépendant de cela, je pose juste la question pour la forme…

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Il faudra attendre la mi-temps du film pour que nos deux tourtereaux se décident enfin à tomber dans les bras l’un de l’autre ; avant cela, Dieu qu’ils se seront tournés autour – sur la plage -, qu’ils auront discutaillé – la jolie parenthèse à Saint Marin -, qu’ils se seront observés – le passage sur la chanson Temptation chaud comme la braise, chacun dansant avec un autre parti et se matant comme des ados en rut… juste avant d’attaquer un slow de la mort. Ils se mettent tout le monde à dos, de la petite brunette scandalisée à la mère austère d’Eleanora en passant par la belle-sœur (une blondinette à tomber) d’Eleanora qui comprend même pas comment celle-ci peut oublier de s’occuper de sa fille.. . mais que dire, sinon qu’ils sont fous amoureux ; chaque fois, elle jure que c’est leur dernier rencard, tu parles : ils ne peuvent passer plus de deux heures l’un sans l’autre… Le danger se rapproche – Mussolini est tombé -, ils ont le choix entre cesser de se voir (ce serait plus sage mais…) ou prendre ensemble la poudre d’escampette… La musique se fait de plus en plus violemment romantique, les bombardements se font de plus en plus en pressant, ne disons rien quant à la fin si ce n’est que le dernier plan sur Trintignant fait étrangement penser au dernier plan sur Léaud dans Les 400 coups – si l’un (J-P.) est prêt à défier le monde, l’autre semble se rendre compte que l’essentiel est dorénavant  derrière lui… Je dis rien (mouais…) mais ce dernier plan sur ce train est quasiment aussi bouleversant que dans Les Parapluies de Cherbourg  (qui demeure inégalé et inégalable, ce n’est po mon comparse blogueur qui me contredira…). De la romance passionnée qui fait mal aux entrailles, bien beau film de Zurlini qui se déguste comme il se doit.

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