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On est quand même dans du (poids) lourd côté casting : Edward G. Robinson face à Humphrey Bogart tous les deux en entraineurs-managers de boxeurs, Bette Davis encore toute jeunette et toute mimi avec ses grands yeux de velours, le grand bûcheron Wayne Morris en fighter flirtant avec la chtite Jane Bryan, Michael Curtiz aux manettes... Il y a de quoi s'attendre à un must dans le film de boxe. Le pire, c'est que c'est pas raté, loin de là, cela manque juste d'une étincelle, d'un ptit quequ'chose de magique, d'un soupçon d'imprévu... Comme me disait ma femme (toujours alerte dans ces cas-là) à la fin du film : tu en as po marre de voir le même film ? Mais c'est la première fois que... Ne fais po l'innocent, tu m'as bien compris. Ma femme peut être diablement rude et terre à terre parfois... Pourquoi une telle petite pique ? Sûrement pasque le scénar du bazar est horriblement prévisible dès le départ : en a peine cinq minutes, le caractère de chacun des personnages est défini (Robinson, le manager passionné, la tête un peu près du bonnet, la gentille Bette Davis un peu trop fleur bleue, Bogart dans le rôle de l'enculé taciturne (un classique), le beau Wayne en jeune premier le cœur sur la main, l'innocente Jane avec son ptit caractère...) et on a peu de mal à imaginer la suite de la trame ; Robinson veut se venger de Bogart avec ce nouveau poulain taillé dans le bronze (un coup tout fait d'avance, sur le papier) avec tout de même deux ptites embrouilles à l'horizon : la Bette - fidèle compagne de Robinson - craquant pour Wayne et Wayne craquant pour Jane (la sœur de Robinson)... De quoi mettre Robinson doublement en colère ; et quand le Robinson est en colère, il devient con comme une cagoule, prêt à sacrifier sa passion (la boxe) à sa fierté... Bon ben voilà tout est dit...

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Quelques jolis petits instants campagnards (la famiglia italienne de Robinson), un combat de boxe final qui sent la sueur (le joli regard de chien perdu que lance Morris sur le ring à un Robinson qui l'envoie à la boucherie), la belle ombre de Bogart (c'est un coup bas, j'avoue... Mais le pauvre n'a absolument rien à jouer ici...), la Bette Davis toute dévouée au Robinson puis enamourée du Wayne qui se saborde, la personnalité monolithique et buté du Robinson qui ne peut que l'envoyer dans le mur... Mouais, c'est po si mal dans l'ensemble mais on a hélas toujours dix minutes d'avance - au moins - sur l'histoire... On sait le Curtiz très fort dans le final mais là encore, il cherche la "belle image" et l'émotion reste un peu au vestiaire. Pour un cycle sur la boxe, oui, mais po tout en haut de l'affiche, voilà...

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