vlcsnap-2002-05-28-19h20m36s150vlcsnap-2002-05-28-19h19m32s43vlcsnap-2002-05-28-19h17m59s117

Un film d'"hommes entre en eux en voiture" que ce Plunder Road et c'est la Regalscope... qui.. qui...? qui régale - of course. Petit budget donc mais un film qui part de façon tonitruante avec ce casse du siècle : un semi qui PlunderRoadtransporte de la dynamite de façon ingénieuse dirons-nous (sécure, ça, je peux po dire), un camion équipée d'une grande échelle, une pluie battante, des hommes en cagoule, des fumigènes... L'attaque de ce train transportant de l'or est rondement menée par nos hommes sérieux comme des papes dans un silence... d'or - belle photo, montage au taquet, ça dépote. Parmi nos hommes figure l'incontournable Elisha Cook qui, une fois le casse réglé commence à faire des plans sur la comète à Rio... Seulement les gaziers n'ont pas encore fait le plus dur devant convoyer les lingots jusqu'en Californie : la cargaison est dispersée dans trois camions, le premier transportant du café, le deuxième des meubles, le dernier étant un camion-citerne ; on sent que rien n'est laissé au hasard, que nos hommes sont des pros, mais on sait pertinemment que, dans ces cas-là, il y a toujours un petit détail qui finit par se révéler traître...

vlcsnap-2002-05-28-19h21m01s150

Après ce départ sur les chapeaux de roue et de bien belle facture, c'est vrai que ça se tasse un peu au niveau de l'action... Long is the road - but short is the movie - et nos hommes en cabine de se montrer plus ou moins nerveux à chaque roadblock ; parfois ça passe, parfois ça casse, certains se montrant bêtement maladroits aux moments cruciaux... L'ultime étape - le passage de la frontière avec de l'or coulé en partie dans les pare-chocs et les enjoliveurs - s'annonce moins périlleuse mais là encore, on n'est jamais à l'abri d'un stupide aléa (femme au volant, attends, j'ai rien dit...). La seule femme de la bande (Jeanne Cooper) est, justement, (pour une fois...) loin d'être vénale puisqu'elle tente de convaincre son compagnon de tout abandonner : elle l'a, lui, cela suffit à son bonheur... C'est beau, on commence malgré tout à sentir le sale présage ; un joli petit final aux faux airs anachroniques "d'à bout de souffle" vient conclure ce noir tardif - certes sans grande prétention mais qui tient tout de même bien la route... Forcément.

vlcsnap-2002-05-28-19h21m51s143