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Rah, on n'est pas vraiment dans la fine fleur du noir avec cette œuvre de Stevenson que l'on peut gentiment soupçonner d'être de propagande... Robert Ryan (Bradley Collins) a pourtant au départ tout pour lui : il vient d'être nommé vice-président d'une compagnie de transport maritime à San Francisco et se retrouve au bras de la Woman_on_Pier_13_poster1toute nouvelle Mme Collins : la brunette Laraine Day. Seulement voilà, le passé va rattraper notre Robert : il y a d'abord une amourette de jeunesse, la blondinette Janis Carter, jalouse comme un pou qui semble bien décidée de lui faire payer son nouveau bonheur - mouais, po gagné d'avance ; l'autre caillou dans la chaussure du Robert risque d'être plus compromettant : dans sa jeunesse folle, il fut communiste (Robert Hue, aussi, hein, po grave)... Oui, mais le chef du parti (un gros forcément antipathique qui semble gérer un cartel de la mafia - ah nan, il y a un intellectuel, il a des lunettes (mais ce n'est pas le moins vicieux)) risque de tout dévoiler et... mouais, try again... eh ben, le gros possède surtout une ancienne lettre manuscrite du gars Robert où il reconnaît son implication dans un meurtre... Ah oui, là, certes, on rigole beaucoup moins. D'où grosse pression sur le Robert qui doit tout faire pour ruiner les discussions entre la direction et le syndicat de dockers... Rah, rageant. Sans parler de la Janis (toujours, elle, au parti) qui fait du rentre-dedans à son beau frère et tente de l'engluer sentimentalement et politiquement...

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Le premier problème du film est sûrement de vouloir nous faire comprendre que la seule boulette de Robert fut d'être au P.C. (le meurtre finalement, on en parle po vraiment) ; la seconde chose peu glorieuse qui semble tenir à cœur à Stevenson (qui affectionne, par ailleurs, apparemment, les gros gros plans peu finauds) c'est de montrer que les cocos c'est comme les indiens, il n'y en a de bons que morts (le casting va se faire décimer, je te raconte même pas). Même si la chtite Janis Carter aura la possibilité de prouver, malgré son appartenance au parti, qu'elle a encore un cœur, son retour en grâce ne durera juste que quelques secondes avant une mort... euh... violente (cela s'appelle "tomber de haut" en base jumping sans parachute). Ryan va également devoir combattre jusqu'au bout "ses vieux démons" (dont l'ignoble tueur coco William Talman - toujours dans les sales coups celui-là) mais finira par payer lui aussi au prix fort son passé "insouciant". Po grand chose à retenir sinon, si ce n'est que la Laraine et la Janis, lors de leur ultime face à face, livre un gentillet morceau de bravoure dans le genre Blonde (énervée) vs Brune (étonnée). La petite pétarade finale (Robert, seul contre tous dans un dépôt : cela fait toujours son effet) ne suffit pas à sauver ce film un chouilla trop "démonstratif", dirai-je.    

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