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Un type, à la réalisation, qui s'est occupé des effets spéciaux sur 2001, Michael Cimino qui a collaboré au scénar et au final on obtient une sympathique panouille écologique S.F. ultra vintage (avec des chansons de Joan Baez, grands moments poétiques kitsch assurés). Les maquettes sont jolies (on voit bien qu'on aurait jamais pu les faire même en y passant tous ses mercredis aprèmes), les robots sympathiques et relativement agiles, les décors (des serres sous une voute étoilées, po mal) plutôt réussis, dommage que l'intrigue, même en essayant d'être gentil, tienne en deux lignes : à bord d'un vaisseau de l'espace, on a préservé les derniers vestiges de la végétation terrienne ; Bruce Dern (genre de clone de Ben Stiller jamais drôle et jouant plus mal - si c'est possible : le type a deux expressions : l'effroi et l'ennui, c'est court) est le jardinier en chef. Quand l'ordre est donné (Eva Joly n'a pas été élue, dur) de détruire les plantations (pasque...) à coup de bombes nucléaires avant de revenir sur terre, Bruce se rebelle. Voilà, voilà, voilà...

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De magnifiques images de gentils ptits lapins gambadant, d'oiseaux domestiqués et de végétation luxuriante ; pourquoi sacrifier tout cela, hein d'abord ? Bruce qui refuse de manger la bouffe synthétique et se nourrit uniquement de melons (ah !) va se débarrasser de ses trois compagnons (relativement abrutis) pour préserver son jardin secret... Il fausse compagnie aux autres vaisseaux et prend la tangente. Hiha ! Bon ça c'est fait, mais ensuite, il s'emmerde quand même grave, ayant comme seul véritable passe-temps d'apprendre le poker aux robots... Le message environnemental est clair, je pense, les effets spéciaux relativement au taquet mais on regarde cela avec un oeil aussi ennuyé qu'un discours pseudo-couillu d'Hulot (Nicolas, pas mon oncle). Un film intersidéral qu'on aurait gentiment pu laisser reposer dans un trou noir cinématographique. Pour fans invétérés de S.F., ouais...   (Shang - 18/04/12)

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Pas mieux à vous proposer, malheureusement, que cette chronique de Shang, aussi parfaite que courte. Ce film, qui rentre dans mon programme "films autour de la fin du monde" qui commence aujourd'hui (actualité oblige), est chiant comme un jour sans petit lapin, et une fois que Bruce a fait exploser ses navettes et ses collègues (déjà 30 minutes de film de passées), on s'ennuie autant que lui à regarder des machines qui font bip et des nains déguisés en robots jouer aux cartes avec lui. Ce qui est fort de café tout de même, c'est que le gars sacrifie tout pour sa forêt, mais que, une fois débarrassé de ceux qui veulent la détruire, il la délaisse complètement, et que le discours écolo-niais devient vraiment secondaire. Mal fagoté dans son scénario (scènes mille fois trop longues, répétitives), mal interprété (on est d'accord pour trouver Bruce Dern en-dessous de tout ici), très flou dans ce qu'il raconte (c'est pas bien de saccager la nature ? rien ne remplace un être humain pour jouer au poker ?), Silent Running devient presque rigolo à force de se planter, et on a tout le temps de constater ses mille faux raccords et ses conneries : comme ces fameux robots-nains, dont on se dit que, quand même, avec toute cette technologie, ils auraient pu les fabriquer plus agiles ; ou ces collègues aussi fins qu'une bûche (on reconnait les méchants, dans les mauvais films de cette époque, à ce qu'ils mâchent leur chewing-gum la bouche ouverte), dont on se dit quand même qu'ils pourraient engager des intellos pour s'occuper de leurs machines si complexes. Bref, vous voyez, on pense à autre chose, uniquement dérangés dans notre rêverie par les chansons criardes de Joan Baez qui a rarement autant brâmé. J'ai bien peur que la fin du monde soit bien triste.   (Gols - 29/03/20)

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