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J'avais envie d'un film au parfum de vacances, et bien mal m'en a pris de visionner ce piètre et poussif Liberté-Oléron. Si Denis Podalydès en vacances se fait chier comme un rat mort avec ses quatre gamins et sa bourgeoise, sa chienlit est communicative au spectateur qui n'éprouve guère d'empathie pour cette armada aussi passionnante, pathétique et amusante qu'un bateau pneumatique dégonflé. Pour sortir du marasme, le Denis a l'idée ultra originale de se mettre à la voile, synonyme plus d'emmerdes en tous genres que de liberté. Cela doit constituer toute l'idée corrosive du bazar, les Podalydès brothers poussant l'idée jusqu'à l'usure ; dans le dernier quart d'heure, le Denis pète un gros câble, laissant exploser sa frustration en se vengeant violemment sur les membres de la famille. Le con moyen se transforme en gros con et on ne sait plus trop si on doit regarder cela d'un œil amusé (oh ben dis donc, il y va po de main de morte) ou avec un haut le coeur (sûrement le mal de mer qu'on finit par payer). Podalydès (Bruno) fit à ses débuts des films drolatiques et pétillants, on est plutôt ici au niveau du gentillet ratage. Marée basse.