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Petite contribution d'Eastwood à cette série 80's produite (et, au moins pour cet épisode au demeurant, écrite) par Spielberg. Dans une ambiance fin de siècle (le XIXème) champêtre et en costumes s'il vous plaît, Harvey Keitel joue le peintre inspiré (original, Keitel en artiste...) qui sur la route de la gloire (ses tableaux devraient être exposés à New-York) connaît une tragédie : en pleine journée, alors que le ciel est d'un bleu azuré, un éclair déchire le ciel (c'est sûrement le côté "amazing") et foudroie un arbre ; l'arbre se renverse sur la carriole du Harvey accompagné de sa douce (Sondra Locke) et c'est le drame : la femme périt. Keitel se détruit dans l'alcool (son choix s'imposait décidément), brûle ses toiles sauf une poignée d'entre elles. Il se réveille au matin et hop, encore un truc amazing : sa femme n'est plus sur son dernier tableau épargné par sa colère, mais dans le jardin là où il l'avait peint... Dès qu'il s'approche d'elle, elle disparaît mais Harvey cogite vite : s'il la peint dans toutes les pièces de la maison, eh ben ouais, elle restera à ses côtés. Bon tiens, au hasard, je vais la peindre avec moi dans la chambre... On sent son expo sauvé... Interaction entre réalité et art (la réalité inspire l'art, uno, puis l'art la réalité, deuzio) avec une mise en abyme en abyme en abyme (...) dans le dernier tableau peint.

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Bon, c'est pas d'une originalité folle quand on y songe mais mignon comme tout comme historiette... Eastwood se lâche sur les travelling ou les mouvements de grue en extérieur (y'a de la maille) mais abuse méchamment de la couleur orangée (Artiste fougeux, passionné, fauve (n'en jetez plus)... "fauve" comme le style d'un des tableaux d'ailleurs - le baiser, forcément) pour les séquences en intérieur... Gentille petite démonstration qui pêchouille tout de même dans le côté fantastique de la chose - le spectateur télé ne risque pas trop d'être perdu devant cette œuvre, je ne vous fais pas un dessin, hein. Entre un western et un film de guerre, Eastwood se fait la main dans les genres avec cette petite chose romantico-artistique. Ma modeste participation, en amateur, à l'odyssée de mon comparse.  

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