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Je restais sur une grosse série du gars Raoul dont je suis un fidèle admirateur, quel que soit le genre auquel il s'attelle d'ailleurs, mais ce film de guerre (Errol Flynn tentant d'infiltrer un réseau allemand) sur fond de neige (Ça se passe au Cânâdâ avec, entre autre, un petit passage dans cette bonne ville de Winnipeg chère à Maddin) a bien eu du mal à me tirer de ma léthargie. La faute peut-être à un scénario par trop prévisible (Flynn, agent de l'état dans le grand nord canadien tombe lors d'une patrouille sur un Nazi tout gelé ; il lui raconte que lui-même est de descendance allemande pour gagner sa confiance ; c'est tellement cousu de fil blanc - ou neigeux - que même l'Allemand n'est po dupe) qui patine, qui plus est, un peu sur le verglas avant de se mettre en place : il faut bien une bonne moitié du film avant que Flynn retrouve ce Boche au visage anguleux et forcément guère avenant (Helmut Dantine, po un troubadour) et que l'action démarre vraiment. Au cours de sa mission en ces territoires d'or blanc, Flynn va devoir se coltiner la présence inattendue de sa fiancée (prise en otage) et devra tenter de faire ami-ami avec ses différents compagnons de route pour qu'ils se révoltent contre cet Helmut sanguinaire (fait po de détails, l'Helmut, dès qu'un type est trop encombrant, craaaaac). Le Flynn se retrouvera au final seul contre tous mais on sent bien que notre cabri bondissant qui sait magner la boussole et les chiens de traîneau avec hardiesse devrait s'en sortir...

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Cela n'a rien de piteux en soi, attention (très jolies petites maquettes de sous-marin en milieu glacé ou d'avion, superbes séquences d'avalanche et de course poursuite dans la neige filmée genre descente olympique (les différents autres effets spéciaux - lors du saut à ski notamment - sont également plutôt réussis), belle attitude des chiens de traîneau (avé la caméra embarquée dessus) qui démarrent au quart de tour dès qu'on leur dit "Mush" - c'est pas vraiment difficile à apprendre la langue de chiens de traîneau en fait mais l'Allemand est trop obtus pour y parvenir), c'est juste qu'on a l'impression de voir se dérouler sous nos yeux un scénario sans surprise (si ce n'est la construction d'un gigantesque avion qui était en kit dans des caisses : tu mets quatre Allemands à -12 degrés et en trois jours ils te font un Airbus - trop compétitifs, les gars). La petite histoire romantique entre Flynn et Julie Bishop est également bien pâlichonne même si elle donne lieu au baiser de cinéma le plus "poilu" qu'il m'ait jamais été donné l'occasion de voir. Un Walsh un peu plan-plan scénaristiquement parlant tourné malgré tout dans des décors grandioses qui donnent lieu à quelques jolies scènes dans la poudreuse. Peut mieux faire, oui, forcément. 

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Walsh et gros mythe : cliquez