vlcsnap-2002-02-06-13h00m28s180vlcsnap-2002-02-06-13h00m43s62vlcsnap-2002-02-06-13h01m31s34

John Alton est en charge de la photo et franchement, ça se voit : jeu d'ombres et de lumières décliné à l'envi pour une énième histoire de soldat ricain amnésique (John Payne dont le visage lisse correspond relativement bien à ce crooked waypersonnage désireux de repartir à zéro) mais dont Alton tente de tirer le meilleur parti ; Payne ne peut retrouver la mémoire à cause d'une saloperie de shrapnell insidieusement inséré dans son cerveau, mais il peut retrouver la lumière... grâce à une femme (sublime séquence de l'échange de cigarette : l'étincelle is back !). La sienne, son ancienne, qu'il va lui falloir reconquérir... Parce que po de bol, comme par hasard, avant de s'engager dans l'armée, l'ami Payne (Ex Eddie Ricardi qu'Eddie Rice ne veut plus "record-er") était mouillé dans de sales affaires. Il a même livré à la police son ancien associé, Vince Alexander (tough Sonny Tufts), qui a gardé, indéniablement, une certaine rancune à son encontre. Quand Eddie débarque la bouche en coeur à Los Angeles, il a tôt fait de se la retrouver de travers sous les coups des hommes de main de Tufts. Il pensait qu'un simple mot prononcé par un quidam ("Eddie ?") allait lui permettre de retrouver son passé : quand tour à tour la Police, Tufts et son ex femme (Ellen Drew) le prononcent, ce n'est point pour se rappeler à son meilleur souvenir... Mais Eddie a changé, si, il lui reste juste à convaincre son entourage : Tufts veut le mouiller dans une sale histoire, Drew est sceptique et la Police attentiste, long is the road, boy...

vlcsnap-2002-02-06-13h03m32s225vlcsnap-2002-02-06-13h03m25s149vlcsnap-2002-02-06-13h05m11s197vlcsnap-2002-02-06-13h07m53s249

On apprécie ces intérieurs magnifiquement filmés (le commissariat de police et l'incontournable ombre des stores, les reflets d'une inscription en vitrine qui se reflète sur les murs, l'étrange antre de Tufts aussi glauque qu'un entrepôt, appartement filmé dans la pénombre, le magasin de "surplus militaire" (belle ironie vue les problèmes de Payne) dans lequel a lieu la pétarade finale) et ces faciès divinement éclairés par un Alton en grande forme. Comme les seconds couteaux valent leur poids en pop corn (le lieutenant incarné par John Doucette - pas de la ptite bière, Percy Helton avec sa voix - et son physique - à la Donald qui fait son grand numéro avec son chat...) et que l'intrigue est rondement menée (notre faux-coupable à la Hitchcock devant à la fois persuader la police et sa douce de son "innocence absolue" : la voie de la rédemption...), on prend un réelle plaisir à cette histoire modianesque en diable... Y a de toute façon, décidément, pas photo : quand un film noir à des noirs - et des contrastes - aussi beaux, bien difficile de ne pas y succomber...

vlcsnap-2002-02-06-13h01m45s181vlcsnap-2002-02-06-13h05m48s34vlcsnap-2002-02-06-13h02m00s71vlcsnap-2002-02-06-13h07m19s193

Noir c'est noir, c'est