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Blake Edwards a signé le scénario de ce polar mettant en scène la Belle et la Bête : la Bête, c'est Mickey Rooney, 1 mètre 12 au garrot, défiguré par une cicatrice, aussi à l'aise avec les femmes que moi avec un motoculteur. La Belle c'est (ppppfffiou) Dianne Foster, des jambes de deux kilomètres de long, un visage de Madone, un sourire à se flinguer... Quand cette dernière commence à faire du rentre-dedans au Mickey, on se doute bien qu'il y a anguille sous roche... Qu'est-ce qui pourrait bien intéresser une fille comme ça chez un homme comme lui ? On a tôt fait de résoudre l'équation : Mickey est passionné de course automobile... On flaire le petit hold-up de derrière les fagots. On se trompe po.

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Ah mais mon Dieu que les hommes sont bêêêêêêtes ! Dianne Foster fait bien deux têtes de plus que Mickey et driveacrookedquand ce dernier la regarde, il a la tête dans les nuages. Lui, que ses collègues au garage appellent, de façon souvent méprisante, Shorty, se paie un rencart sur la plage avec une méga bombasse et cela l'étonne à peine. Il est tout timide, se rend chez elle pour boire un thé mais il n'ose même po l'embrasser (trop petit aussi, faut dire). Une fois qu'elle a bien joué avec et que l'autre est tout tourneboulé, c'est le moment de passer à l'action ; un ami de la Dianne propose au Mickey, de but en blanc, de participer à un casse en échange d'une rondelette somme d'argent et notre Mickey, po si couillon, de l'envoyer paître... C'est un type réglo, le Mickey ! Le problème c'est que la Dianne se met à bouder grave et le Mickey, capable de vouloir décrocher la lune pour lui plaire, de finir par accepter. Ah grand fou. Il se prépare comme un malade (fignole la bagnole, visionne deux mille fois la route à parcourir) pour pouvoir être à la hauteur (lol) le jour du hold up. La Dianne, elle, commence à avoir de pitits remords : elle a mené ce petit bonhomme par le bout du nez et devra le lourder comme une vieille chaussette sitôt le casse fini ?... A-t-elle un petit coeur qui bat ? Le pin's Rooney est-il moins manche et plus fier qu'il en a l'air ? Un final jazzy qui va en tout cas swinguer...

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On ne peut pas dire que le scénariste ait fait dans la dentelle pour tenter de montrer le gouffre qui séparait les deux personnages principaux... Un peu fastoche. D'un autre côté, les amis de Dianne qui vont entraîner Mickey dans l'illégalité, sont tellement puants (les types ultra bronzés au sourire Colgate, suffisants comme po deux) qu'à tout prendre... Au moins le pin's Mickey est attachant (relol) et voue un amour sincère envers la Dianne. Size doesn't matter, well, faut voir quand même... Les séances de dragouille tirent un peu en longueur mais les vingt dernières minutes se révèlent assez palpitantes : Mickey passe à l'action et montre que, dans sa branche, la conduite, c'est loin d'être un branquignole ; ça suffit po pour tomber une dame entourée d'une cour de beaux gosses, certes... Mais comme il a sûrement plus de plomb dans la tête que ces deux types surfaits, faudrait po non plus l'oublier dans la dernière ligne droite... Chaque apparition de Dianne Foster illumine la péloche, la détermination d'un Rooney qui monte en puissance est belle à voir et le final nocturne - une plage, une bagnole accidentée, les torches des flics qui balayent la nuit... - a bien du cachet. Modeste mais prenant.

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