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On pense que Wiseman va nous faire découvrir les coulisses du Crazy Horse ou les dessous (jeu de mot, 6 lettres) de la mise en scène de Philou Découfflé, mais le bougre va surtout s'attacher à nous montrer "le filage" des numéros... Même si on en prend parfois plein les yeux (je ne parle point uniquement des fessiers rebondis que Wiseman filme en long et en travers - c'est forcément tentant et on ne peut en vouloir au vieil homme) au niveau des sublimes jeux de lumières, des ombres chinoises et autres transparences, on regrette un peu que les commentaires de Découfflé sur son travail ou les séances de travail, de "mise à plat" avec l'équipe technique du Crazy (on se serait en revanche bien passé des discours ultra gonflants du directeur artistique qui a autant d'humilité que de poils sur la tronche - c'est Nikki Lauda croisé avec un oeuf) représentent la partie congrue. On ne va certes point se voiler la face et dire qu'on s'attendait à forcément autre chose qu'un défilé des plus beaux popotins du monde chorégraphiés dans des postures euh... tentantes (beaucoup aimé en particulier cette séquence de "dunes fessières" qui fait étrangement penser à un décor de Stalker de Tarkovski... Ben si...). Sur ce point on est gâtés même si parfois Wiseman use et abuse des gros plans - genre plan américain méchamment cadré sur les postérieurs, si vous voyez ce que je veux dire - et peine parfois à nous rendre réellement l'ensemble du numéro que le Philippe s'est ingénié à mettre en scène. Cela demeure, disais-je, un parti pris un peu longuet sur deux heures même s'il y a quelques pépites comme ces jeux dénudés avec un miroir vertical, cette lumière qui change de couleur et de motif en symbiose avec les gestes d'une Crazy Horsette (j'explique mal, faut le voir) ou ces ronds rouges cachant malicieusement ces corps plantureux...

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On n'assiste finalement qu'à une véritable scène où Découfflé tente de justifier son travail artistique et les retards qu'il a pris pour tenter de faire de ce show érotique l'un des plus raffinés, esthétiquement parlant, qui soit. On apprend par ailleurs des choses achement intéressantes, comme le fait que les filles n'aiment point trop en ce lieu mythique parisien à se caresser - on sent une petite frustration du Philou qui s'attendait sur ce point à un peu moins de retenue - ou encore que le succès du spectacle auprès du public féminin est un gage de réussite fantasmagorique - vous m'en ferez deux pages, j'ai, perso, po trop le temps en ce moment. Bref, je ne cacherai point que pour ma prochaine pitite mise en scène de mon spectacle amateur et scolaire (sachons rester à son niveau, mon gars), j'aimerais bien gratter l'éclairage faramineux du bazar (vous remarquerez que je ne demande même po une des gorettes). Quant au doc en lui-même, s'il est un peu frustrant sur le fond, admettons honnêtement qu'il l'est quand même beaucoup moins sur les formes (belle chute, de rein - grand temps que j'aille au lit, ouais).

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