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Forbidden Planet ferait aisément passer, intellectuellement et visuellement parlant, 2001 : a Space Odyssey pour de la cancoillote, toute œuvre de Kierkegaard, au niveau du vocabulaire, pour un livre d'enfant ("I borrowed some solenoids from your gyrostabilizers", c'est par rien quand même...), ou, encore au niveau des toiles peintes, toute pochette d'album du groupe Boston ou Yes pour une peinture de Klein. Je gardais un lointain souvenir de cette oeuvre de S.F. (vu sûrement à La Dernière Séance du Sieur Eddy - thanks man) et le film n'a franchement po pris une ride (vous m'arrêtez quand j'en fais un peu trop). Certes, à l'époque je devais être plus impressionné par Robby le robot (LA finesse des répartis tout de même : lorsque celui-ci se pointe, la première fois, devant l'équipe du vaisseau qui vient d’atterrir sur Altair-4 , le capitaine (Leslie Nielsen himself !), de poser la question qui fait mouche : "You are a robot, aren't you ?" Mais non connard, tu vois bien que je suis une pizza aux anchois...) que par les robes ultra-courtes d'Anne Francis (c'est un véritable défilé de mode qu'elle nous propose, un défilé durant lequel on ne cesse de se demander - la seule question cruciale du film - porte-t-elle oui ou non une culotte ?). Bon cela dit, un robot capable, après s'être tapé une lampée de whisky, de produire vingt-huit caisses du bazar, gros respect.

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On se marre donc tout du long que ce soit grâce aux dialogues techniques et pointus auxquels on ne pipe que dalle, des flingues laser qui te dématérialisent un tigre en un clin d’œil, de cette blonde plus innocente que n'importe quelle blonde (elle embrasse comme un glaçon mais bon face à vingt-cinq gaziers dans la fleur de l'âge qui viennent de passer un an dans une soucoupe, elle n'a pas non plus besoin de faire - et de dire... - grand-chose pour qu'ils soient en rut), de ce sérieux terrible de l'ensemble de l'équipe (seul le cuistot déconne, ahahaha - "eh, Robot, t'es un homme ou une femme" - la poilade), de cette empreinte du pied du monstre qui ressemble à une palourde géante cornue ou encore de cette intrigue où l'on apprend que putain, avec le subconscient humain, faut franchement faire gaffe. Mais bah, me voilà tout de même bien caustique avec une œuvre de science-fiction vintage qui a fait date et dont les effets spéciaux et les décors demeurent relativement chiadés - je fais mon malin, mais au fond, je ne suis pas un mauvais bougre, pensez-le bien. Bref, une œuvre, dans le genre, absolument incontournable... Allez tiens, dans la semaine, soyons fou, je me tape Barbarella. C'est Noël, que diable !  

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