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Ce voyage à travers l'Europe à la fin des années 30 avec l'ami Peter Lorre en "locomotive" - dans le rôle d'un écrivain tout mignon, si mignon d'ailleurs qu'on attend jusqu'au bout qu'il nous pète entre les doigts et assassine son entourage à coups de livre... - s'annonçait de prime abord relativement passionnant. Mouais, eh bé, je suis peut-être passé à côté (la fatigue ?, dit-il accusateur après avoir couru des heures sur un mask of dimitrios-2tapis roulant fumant...!) mais je dois avouer chers fidèles lecteurs que j'ai éprouvé bien des difficultés pour m'accrocher jusqu'au bout... Faut dire que l'histoire est sacrément bavarde et les très très longs échanges entre l'innocent Lorre (écrivain de roman noir, il part sur les "traces" de ce fameux Dimitrios que l'on vient de retrouver assassiné sur une plage turque) et un ancien comparse du gars, Sydney Greenstreet (qu'il va rencontrer lors de ses voyages) ont bien failli m'être fatals... Question dépaysement, on a pourtant son dû (Istanbul, Athènes, Sofia, Genève, Paris, on en mange des kilomètres), Negulesco n'est pas chien en flash-back pour venir, à chaque fois, éclaircir un pan de la vie de ce mystérieux espion terriblement futé, parenthèses  qui nous fournissent au passage notre lot de mésaventures (assassinats et vols, romance avec la chtite Faye Emerson proprement abusée, piège tendu à un petit fonctionnaire pour récupérer des plans confidentiels - l'histoire est racontée par le type qui est en Suisse et c'est peut-être pour cette raison que cela m'a paru si long...) et on a droit, bien sûr, à notre petit coup de théâtre final qu'on voyait quand même venir de loin - "Peter Lorre est l'assassin !" : oh ça va, vous allez pas me le faire à tous les coups quand même...  "Peter Lorre porte un masque" - suffit, j'ai dit...

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On est plus dans le bon vieux film d'espionnage que dans le film noir et malgré les multiples coups retors tendus par notre homme à la fine moustache (Zachary Scott is Dimitrios), on se retrouve quand même rarement surpris par ces volte-face (ah ça pour tromper son monde, il s'y connaît... Il ne s'est d'ailleurs pas fait que des amis, l'enfant, bien au contraire...). La distribution est solide (Lorre, Scott, Greenstreet, Francen, Emerson...) mais là encore, malgré le petit numéro du Peter qui se la joue tout timide avec sa voix fluette, j'ai eu bien du mal à vraiment me passionner pour l'un de ces différents caractères... Bref, une certaine déception, ou à revoir en pétant plus le feu...

The-Mask-of-Dimitrios-(1944)---Zachary-Scott,-Faye-Emerson-769411