vlcsnap-2011-06-17-09h53m07s208vlcsnap-2011-06-17-10h38m00s9vlcsnap-2011-06-17-09h53m21s89

Ah ben oui, on ne peut pas toujours tomber sur de petits chefs-d’œuvre inconnus quand on décide de se pencher sur de "sombres" œuvres estampillées "films noirs". Je n'irais pas jusqu'à dire que So dark the Night est une bouse, mais en tout cas même le terme de simple "série B" serait par trop laudateur... Bon déjà, l'intrigue se passe à Paris puis dans un petit village (Sainte Margot...) et tous les acteurs ont décidé de parler anglais avec a terrrrribeule Frrrrrench accent. C'est drôle les cinq premières minutes (pas besoin de sous-titres, clair), mais cela devient quand même rapidement une horreur d'autant que les acteurs sont solidairement très mauvais (retenez bien ces noms : Steven Geray, Micheline Cheirel, Paul Marion, Eugen Borden... pour les éviter). Steven Geray (ah ah), dans le rôle titre d'Henri Cassin, incarne un inspecteur aussi sexy qu'un croisement entre Jean Richard et Benny Hill, qui va tomber amoureux d'une jeune donzelle de la campagne, Nanette Michaud - notre amie Micheline Cheirel déjà aperçue dans Cornered et qui a eu la bonne idée de ne pas tourner trop de films. Gros problème, c'est que la Nanette est déjà promise au gars Léon (la parfaite gueule de jeune premier au jeu aussi subtil qu'Audrey Tautou) : mais bon Léon c'est un campagnard, alors que le Henri, ben il est célèbre, ben il vient de Paris, ben il a une bagnole rutilante (la première rencontre entre Henri et Nanette avec en insert des gros plans sur des parties de la voiture : d'un ridicule terrible)... ah ben oui, il est plus vieux et po beau mais on ne peut pas tout avoir dans la vie... Lewis enchaîne les scènes en ne nous épargnant aucun des gros clichés franchouillards (les deux bons aubergistes, les parents de Nanette ultra "typical", accueillants, chamailleurs et bons vivants, avec notamment le père qui passe son temps à bouffer, toujours un morceau de pain dans une main et un bout de fromage dans l'autre (mon Dieu !), la petite troupe musicale avec un type à l'accordéon, les scènes champêtres d'un cucul terrible avec nos amoureux qui se retrouvent au bord d'une mare aux canards...).

vlcsnap-2011-06-17-09h55m00s55vlcsnap-2011-06-17-09h53m45s54vlcsnap-2011-06-17-09h54m14s97

A la moitié du film (heureusement très court), on se demande toujours où Lewis veut en venir... Ah quand même, enfin du meurtre, avec Nanette et Léon qui sont retrouvés morts... Voilà du travail pour notre inspecteur fort marri. L'enquête s'avère super dure à résoudre, heureusement que le meurtrier a laissé bêtement une grosse trace de pas dans la boue et continue d'écrire des mots anonymes... Mais même après un troisième cadavre (Mme Michaud, le père est à l'agonie) Henri Cassin patine dans son enquête ; il n'a en fait des soupçons que sur une personne : lui-même !!! (je ne vous donne pas la clé mais cela me démange, un indice pour les plus assidus : Bewitched...). C'est en fait pathétique jusqu'au bout, à l'image de ce pauvre bossu que l'on croise dans le film : on a mis sous le manteau du gars un véritable coffre-fort pour faire genre, ben, une bosse et on se dit franchement que c'est la pire torture qu'on ait jamais vue infligée à un "comédien", par ailleurs affreux mais ce n'est pas non plus une raison (je cite son nom quand même pour l'anecdote : Brother Theodore (!), un type d'origine allemande qui, apparemment, n'a fait que du lourd...). Oui bon voilà, c'est raté, seul le titre, qui n'a pas vraiment de rapport avec l'histoire d'ailleurs, méritant d'être sauvé... Toute petite pioche...

vlcsnap-2011-06-17-09h55m53s76vlcsnap-2011-06-17-09h55m38s178