"You are not a normal woman. You are not warm. You are cold like ice, yeah like ice. Blonde ice."

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Si vous êtes moustachu et que vous vous méfiez des blondes, ce film vous est destiné. Leslie Brooks campe une parfaite bitch vénale, capable de se marier avec le premier type qui lui est utile (en gros si vous avez de la thune ou du power, sinon passez votre chemin), capable d'accuser le seul gazier pour lequel elle montre des sentiments pour s'en sortir... blanche comme neige. Le seul truc qu'on ne puisse lui reprocher c'est de déléguer : elle sait faire usage de son gun ou d'un coupe papier (aïeuh... aucun pic à glace traînait heureusement dans les environs) avec une dextérité et un sang-froid (forcément) à toute épreuve. Faut dire aussi qu'elle est po d'une discrétion immense pour tromper son monde et qu'elle a le don pour se retrouver dans des situations scabreuses : à peine quelques minutes après son mariage ou juste après qu'un autre homme l'a demandée officiellement en mariage, elle embrasse goulûment son darling (elle appelle tout individu "darling" faut dire), et cela refroidit forcément les intentions de nos deux cocus (Beh, qu'est-ce tu faisais sur la terrasse ? Roh ça va, c'était juste un long baiser d'adieu, fais po ton jaloux, darling...). Refroidis, ils le seront d'ailleurs deux fois, puisqu'ils auront la malencontreuse idée de lui dire qu'ils la quittent - mauvaise idée en soi...

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Leslie Brooks sait jouer de ses immenses sourcils et de son regard de chatte ambitieuse pour attirer les hommes dans ses filets. Déterminée, maline, mentant comme je respire au bout d'une heure de course - je fume trop, je sais -, elle sait être tranchante au moment opportun ; je ne sais si les hommes préfèrent les blondes, le fait est qu'ils devraient tout de même s'en méfier, qu'ils soient riches ou maîtres-chanteurs (belle séquence nocturne avec brumasse adéquate, l'une des rares en extérieur d'ailleurs, où un petit malin fera les frais du courroux de la belle). Il est pourtant plutôt facile de percer son jeu - un psychiatre lira dans son âme en cinq secondes -, et l'on voit bien (au bout de trois cadavres tout de même) que le système d'auto-défense de notre Blonde Ice fond comme neige au soleil... Se pourrait-il qu'elle réussisse à passer entre les gouttes ? Hum, hum...

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Jack Bernhard (très bon souvenir de Decoy) confine son film dans des intérieurs avec ces moustachus tournant autour de Leslie comme dans un petit jeu de chaises musicales (la Leslie étant forcément toujours la première assise) ; il nous gratifie, sur la fin notamment, de quelques jolis plans usant de la profondeur de champ : Leslie au premier plan avec Mason, l'avocat (son "ex-futur" mari), au second - il vient de lui annoncer qui la quitte, on sent que notre héroïne pense déjà à l'éliminer - ; ou ensuite, le psychiatre au premier (lui tendant un piège) et la petite Leslie assise au second (elle ne fait guère le poids "derrière" cet homme totalement froid à ses charmes)... Une série B de bonne facture avec un rôle de femme fatale... glaçante. Préfère les brunes, moi, de toute façon.

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Noir c'est noir, c'est