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Toute petite pioche décidément aujourd'hui sur Shangols avec ce tout petit film de Cukor réalisé en 1942 ennuyant comme un rat mort. Malgré la présence au générique du couple glamour Spencer Tracy / Katharine Hepburn, on se demande bien pendant quatre-vingt-dix minutes où le George veut en venir. Je vous la fais très courte : le mari de l'Hepburn, grand héros américain, est mort d'un accident. On l'enterre dans l'intimité mais un journaliste, Spencer, aimerait bien en savoir un peu plus sur la vie admirable - et éventuellement la mort - de cet homme. Son enquête patine pendant des plombes (le nombre de scènes qui ne servent qu'à faire du remplissage est proprement hallucinant) jusqu'à ce que oh là là, ça y est la mèche est vendue, oh nom de Dieu de nom de Dieu, quel scandale, faut-il l'annoncer au monde entier ?, mais bien sûr, et nos deux valeureux héros, au nom de la vérité, oui Monsieur (on est aux Etats-Unis, le pays de la transparence... quoi, j'ai dit une connerie?... Va pas être facile à repêcher le corps de B.L. si vous voulez mon avis, vu le temps qu'on a mis pour remettre la main sur deux pauvres boîtes noires... Mais je m'écarte), vont être prêts à jouer leur vie pour révéler ce sombre secret... L'ironie du sort, c'est que le récit commence vraiment à s'emballer dans les trois dernières minutes (un incendie, des coups de feu, des cadavres, un accident de bagnole...) comme si Cukor se rendait compte, soudainement, qu'il faudrait peut-être faire  un petit effort... C'est trop tard, on est déjà vénère et ce n'est point le flegme absolu de Spencer ni le minois lumineux de la Kathe qui vont nous rendre de meilleure humeur. Plus efficace qu'un hypnotiseur et qu'une plaquette de somnifères...  

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