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Ne faisons pas durer le suspense plus qu'il ne faut et reconnaissons que ce Tattoed Stranger est loin d'être un des sommets du film noir (get the joke ?). Mais bon Montagne livre un ptit polar sans prétention qui nous permet d'arpenter les rues New-York (rien que la photo ci-dessus très Once upon a Time in America suffit à faire mon bonheur, il m'en faut parfois peu) en compagnie de deux flics (le type avec du métier et le petit jeunot intello (John Miles : son dernier film, personne n'a dû franchement s'en plaindre) qui passent leur temps à se chambrer (rah de petites piques gentillettes entre keufs) et l'ensemble (tout juste une heure) se regarde sincèrement, pour peu qu'on soit bien luné, sans déplaisir. Une femme est retrouvée morte dans une bagnole au milieu d'un parc : point d'identité mais une farouche équipe de scientifiques est dépêchée sur place (C.S.I., des gamins à côté) prête à relever le moindre brin d'herbe dans la caisse... Et, vous allez rire, mais c'est justement l'analyse d'un brin d'herbe qui va constituer la meilleure piste avec, forcément, les fameux tatouages, ceux du titre, de la fille. Miles est en charge de la piste végétale et cela va lui permettre de rencontrer une jeune biologiste fort avenante (Patricia White, future Patricia Barry, le jeu de mot n'étant point de ma volonté, juré) : il va écumer les parcs et jardins avec elle et hum hum cela fleure bon le flirt... Ah oui, l'enquête sinon, mouais, franchement ?...

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Il flotte dans l'air un petit côté morbide (de la séquence au départ dans la morgue avec ce petit malfrat envoyé par le tueur pour découper le tatouage - tout de même - au dénouement qui se passe... chez un tailleur de pierres tombales, juste après une petite visite dans un cimetière) que soulignent ici et là quelques pointes d'humour noir de nos deux amis flics à l'humeur résolument gaillarde. Les scènes d'action se comptent sur les doigts de la main d'un lépreux (désolé, je ne sais pas ce qui m'a pris...) avec le gazier Miles qui, malgré son petit air bête qu'il garde tout du long, s'avère une fine gâchette (il est également à deux doigts de décaniller par erreur un tailleur de pierre qui use dans son dos d'un outil électrique mais il se self-contrôle juste à temps... avant de se marrer, le couillon). Le final est torché en trois coups de flingue et je tiens à rassurer les spectateurs les plus inquiets : tout est bien qui finit bien... A conseiller aux cinéphiles passionnés par les tatouages. Sinon, ouarff, une toute petite brique dans l'histoire du genre.

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Noir c'est noir, c'est