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Un petit film pas désagréable en soi dans la mesure où le suspense, ou devrais-je dire les soupçons, planent jusqu'à la dernière séquence (Mais n'est pas Hitch... c'est bon, ça suffit maintenant...) et qui bénéficie de la présence d'un duo d'acteurs (Joseph Cotten et Jean Peters) qui a la classe, mais bon, pas de quoi non plus grimper au plafond pour être franc. Le pitch est assez simple : la jeune Polly meurt dans des convulsions qui demeurent pour le moins mystérieuses. Joseph Cotten vient soutenir sa belle-soeur qui semble jouer de malchance : elle a perdu son mari et a dû élever toute seule les deux enfants - Polly et le jeune Doug - que son mari avait eus d'un précédent mariage. Seulement, suite à une petite enquête, il s'avère que la chtite Polly a été empoisonnée à la strychnine - comme la belle Jean Peters ne peut toucher l'héritage de son mari qu'à la mort des deux enfants, les soupçons ne tardent point à se diriger sur elle... Cotten (qui, si elle venait à mourir avec le gosse, serait ayant droit, ce qui en fait également un coupable potentiel) doit faire face à un terrible dilemme, lui qui n'a jamais caché ses sentiments pour la Jean : soit la considérer comme innocente, soit tout tenter pour la confondre avant que le chtit Doug morfle. Il choisit la seconde option ce qui l'amène à jouer un terrible petit jeu de dupe...

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Bien aimé cette petite partie de Monopoly au début du film où le Joseph tire une carte "chance" et finit en prison : apparemment prêt à tout pour sauver le gosse, cela va le conduire à jouer avec le feu - et le poison - pour que la Jean, qui fait montre d'un incroyable sang-froid tout du long, finisse par craquer - mais ne risque-t-il point de finir, lui-même en arroseur arrosé, en "empoisonneur accusé" ?... A moins que notre ami Cotten, le narrateur de notre histoire, soit d'un machiavélisme absolu et ait tout planifié depuis le départ ? C'est là que réside toute la tension du film, une œuvre malheureusement menée sur un petit train de sénateur sans véritable griffe - ce qui est assez décevant de la part de Stone après le nerveux Highway 301. Pas déplaisant, disais-je, mais un film qui reste, au final, dans le ventre mou des films du genre.

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Noir c'est noir, c'est