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Mouais, décidément, cette dernière édition des Oscar n'était point faite pour moi (je me demanderais presque parfois s'ils ne l'ont pas fait exprès...). Oh, The Fighter n'a rien de bien méchant en soi. C'est juste qu'à la place du traditionnel "fil blanc", on a droit à de la corde dont on fait les rings... The typical true story à la Rocky avec en prime toute la Balboa family : notre ami boxeur (Mark Wahlberg) a non seulement un frère, ancien champion tombé dans le crack, argh, une mère hystérique, et pis une tribu de sept soeurs qui devraient trouver à se marier si elles croisaient sept frères issus de la famille Adams (The Fighter II, les mariages). Si jamais on voulait se fendre d'un résumé, voilà ce qu'on pourrait dire : Mark reste sur 4 défaites, il en a dans le ventre mais il est coaché par sa mère et son frère comme un peigne. Ce dernier va en tôle, il change son équipe, revient pleine bourre et là le frère rapplique... Ah ben nan ! Mais le Mark a du coeur, il sait que pour gagner il a besoin de tout le monde, putain, et même s'il est super-ultra challenger pour son premier titre mondial, tu vas voir qu'au 8ème round il va se sortir les tripes. Si jamais vous aimez les films où vous pouvez quinze minutes à l'avance deviner ce qui va se passer et jouir de plaisir quand, trop cool, il se passe e-xac-te-ment ce que vous aviez prédit, ce film est pour vous - vous pouvez même vous préparer à avoir, à la dernière minute, la petite larme d'émotion intense qui le fait trop bien, elle sera fidèle au poste... Que dire vraiment d'autre : une B.O. musclée rock-variétoche qui convient "parfaitement" aux scènes d'entraînement où t'as po à te prendre la tête avec les dialogues, un Christian Bale (il a eu l'Oscar, il a eu l'Oscar) qui a bien perdu 20 pounds pour le rôle (la drogue, ça fait maigrir - comme les ananas en fait) - il apporte, reconnaissons-le, un peu de folie et une touche de délire sympathoche à l'ensemble, une Melissa Leo, the mother (elle a eu l'Oscar, elle a eu l'Oscar - oui, bon on a compris) ultra pète-couille en mère autoritaire et geignarde - on s'en lasse vite... -, des combats assez punchy avec des schlock et schlick boostés à mort,  et puis là je crois qu'on a fait le tour. Un bon accompagnement avec une pizza-chorizo mais si vous préférez la quatre fromages, c'est pas moi qui vais vous en priver. Du bon gros basique qui devrait bien marcher, du easy boxing-watching si on voulait absolument finir par une formule.

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