vlcsnap_1716771

Film hommage au cinéaste underground Jack Smith qui commence avec un petit nuage tout mignon perdu dans le ciel et se termine en bonne vieille orgie de base. Après une introduction très apaisée sur une chanson de crooner dont est tiré le titre - un God-trans se balade tranquillement sur une plage et semble vouloir convoquer les esprits marins -, on se branche direct sur une Sainte-Vierge "Radio-Tower" (bien aimé cette drôle d'antenne-chapeau qu'elle a sur la tête, et surtout sa façon de chercher la bonne fréquence en se titillant les tétons (ça donne franchement envie d'écouter la radio)), une créature qui semble pouvoir entrer directement en contact avec les cieux... Cette Sainte-Vierge se plaît à jouer les gorges profondes et excelle à avaler les bananes d'un bout à l'autre sans forcément les croquer - elle suce la banane par les deux bouts, si vous voyez grosso-modo de quoi il s'agit (première fois de ma vie que je rêve d'être une banane, comme quoi...). Rapidement ce petit cottage où elle se trouve va se remplir de corps dénudés, un satyre (si on en croit le générique de fin) se lançant dans une bien jolie partouze avec des naïades au sexe bien dressé (si on ne connaît toujours pas le sexe des anges, celui des naïades n'est maintenant plus un mystère)...

vlcsnap_1717271

Ce n'est pas à mettre sous tous les yeux, tout de même, puisqu'on assiste à des séquences explicites... Je passe sur les gros plans très léchés de pipe, pour me concentrer sur l'image de ce sexe finissant dans la bouche d'un squelette (Jack Smith faisant une ultime petite gâterie ? post-pipum animal mort ?...). Après moult sexes aperçus traçant leur route entre divers seins, le ton finit par monter (une naïade se fait baffer par une bite un peu molle), une ultime éclair de violence, avant un retour tranquillou sur ce bord de plage. Maddin aime les surimpressions - ces images avec la mer en arrière-fond lors des scènes d'orgie, normal pour des naïades - mais insère également, au milieu de ce maelström d'images, des photos de ces corps nus d'une netteté absolue qui tranchent par leur graphisme : une façon finalement à la fois frontale et très stylisée d'aborder le sexe. Une véritable débauche (trans-)sexuelle (trans-)portée par de bien jolies mélodies... Plus qu'à découvrir maintenant l’œuvre de ce fameux Jack Smith...

vlcsnap_1718892

Mad de Maddin : clique