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On prend les mêmes et on recommence, c'est un peu le principe des séries me direz-vous, sauf que là cela ressemble de plus en plus aux confitures de saison : Desperate Housewives est un ptit truc sweet à souhait, qui se consomme - et s'oublie- en deux coups de cuiller à pot - et qui d'année en année a bien du mal tout de même à se renouveler - quel goût à  la pêche cette année ? Ben comme l'an dernier, en fait. Pour tenter de garder un minimum de suspense sur les 23 bocaux, pardon, épisodes de la saison, rien de mieux que d'accueillir sur Wisteria Lane de nouveaux voisins super inquiétants et de faire rôder dans le quartier un serial-killer... Tout est fait pour qu'on pense que les deux événements sont liés, mais comme on commence à connaître la recette par coeur, on sent forcément la fausse piste. Sans vouloir faire rentrer trop d'air dans le pot pour ne pas ruiner la mixture, disons tout de même qu'on a rarement vu un serial-killer aussi peu crédible et aussi mal joué... Lorsqu'on fait sa connaissance, la saison tourne franchement à la farce de bas étage et, comme tout le monde le sait, la farce et la confiture ne font pas vraiment bon ménage. Au-delà de ça, il faut attendre pratiquement les cinq dernières minutes de l'ultime épisode pour assister à un "semblant" de nouvelles révélations (alors attention, le truc c'est que... ben nan, les gars, ce sera dans la saison 7... roh me voilà bien eu !)... Il n'y a bien qu'un épisode qui dépote un peu - celui avec le crash de l'avion - avec au passage un personnage secondaire qui rend l'âme (un peu de changement, ça fait toujours plaisir). Parce que même si un nombre incroyable de personnes finissent à l'hôpital (bien rentabilisé, ce décor), ils ne tardent point, généralement à reprendre rapidement leur place dans le long fleuve tranquille du récit ; du coup, c'est du classique : Susan et Mike, après 42 séparations, se retrouvent ensemble (leur gamin, dans le genre petit singe savant d'acteur, est insupportable) - des problèmes de sous cette fois (plombier aux USA, ca paye po, bizarre) ; Lynette (toujours là pour te tirer une larmette un épisode sur deux avec ses yeux de chien battu) et Tom ne cessent de s'échanger les rôles - celui qui bosse / celui qui reste au foyer - mais elle continue comme toujours de le tenir par les couilles bien qu'il s'en défende - cool ; Gabrielle est toujours aussi chaudasse et vénale - mais bonne copine quand même ; Bree toujours aussi psycho-rigide, après un petit écart qu'elle va, certes, payer cher (enfin surtout ce pauvre Kyle MacLachlan qui se retrouve sur une chaise roulante et qui commence par se faire sérieusement chier dans cette série - Kyle, avoue, ça se voit ; la scène où Bree le passe au Karcher lorsqu'il refuse de se laver demeure sûrement le climax de la série, c'est dire...). On se dipute, on se raccomode en deux temps trois mouvements, po des vies non plus super désespérées (une crise de folie ? un petit tour à l'asile et on revient totalement apaisé ; de gros problèmes psychologiques ? une petite visite chez le psy et nous voilà rassérénés - c'est po compliqué en fait...) Ouais, la saison 7 a déjà commencé, si c'est pas une bonne nouvelle, ça ! 

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