affiche_The_Affairs_of_Martha_1942_1Screwball comedy sur fond de lutte des classes signée par notre ami Jules Dassin, qui se fait apparemment la main. Dans une rue plus que paisible au demeurant, le scandale est retentissant : d'après les journaux, une domestique aurait l'intention de sortir un livre sur ses boss ; comme chacun a l'air d'avoir quelque chose à se reprocher, c'est rapidement la panique au sein de cette petite communauté bourgeoise. On apprend rapidement que la chtite servante Marsha Hunt, mariée en secret à un fils de bonne famille (les Sommerfield) qui s'est fait la malle, est à l'origine de tout ce brouhaha. Ce dernier revient justement d'un voyage d'un an et demi chez les Esquimaux accompagné de sa fiancée raide comme un piquet : il est surpris non seulement de voir que Marsha bosse encore chez ses parents, mais surtout qu'elle n'a pas encore entamé la procédure de divorce malgré la thune qu'il lui avait filée. Jusqu'au bout l'auteure du livre reste une énigme, jusqu'à un repas très agité chez les Sommerfield où les coups de théâtre s'enchaînent : le fils finira-t-il par assumer cette liaison, hum, hum ?... Le scénar ne repose po sur grand-chose pour être franc et l'histoire est pliée en à peine une heure - il n'en fallait pas plus, cela dit, le comique des situations n'atteignant jamais des sommets ; les seconds rôles, de qualité, ne sont pourtant pas avares en gestes et en mimiques, mais on reste quand même assez loin des standards des joyaux du genre. Bon, un ptit film au rythme tout de même relativement enlevé qui permet de se familiariser avec l'une des facettes - une oeuvre de "jeunesse" comme on dit - de la filmographie du grand Jules. On le préfère évidemment dans le registre des films noirs, clair...