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My Gosh, ce que j'ai pu m'ennuyer devant ce vaudeville théâtralisé à mort - même si le film commence avec un lever de rideau et qu'on joue à fond la carte de l'excès dans l'interprétation, cela devient très très rapidement unbearable. J'ai rien contre le cinéma anglais en particulier, mais... mouais, enfin si peut-être, en fait... Passés les quelques aphorismes du sieur Oscar Wilde qui n'est jamais le dernier dans la petite répartie spirituelle et amoureuse ("On divorce au paradis, on se marie..."), on se demande bien ce qu'on va finir par arriver à piocher dans ce gentillet marivaudage à l'ère victorienne. Ok, au niveau de l'accent british c'est une leçon de prononciation et cela ne peut po faire de mal à mon franco-chinise enklich. Sorti de là, le jeu outrancier de Michael Redgrave et du tête à claque Richard Wattis m'a laissé rapidement de glace, les deux donzelles qui minaudent à mort m'ont gélifié grave, quant à l'interprétation de la rotonde Edith Evans, elle m'a carrément transformé en grêlon. J'ai serré, malgré tout, et les dents et les fesses pour tenir jusqu'au bout - un coup de théâtre final, deux, trois, n'en jetez plus, par pitié - et les comédiens de prendre des postures figées comme s'ils compatissaient avec moi... Les sales couleurs vintage (on oscille entre le mauve, le marron et le rose, un cauchemar pour daltonien)  n'arrangent rien pour faire passer cette réalisation qui semble dater, dans l'histoire du cinéma, de l'âge préhistorique. Bref, vous l'aurez compris, not my cup of tea at all. Honestly, Earnest.

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