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Continuons notre exploration de cette collection d'oeuvres japonaises hardies : disons-le sans ambages et avec à peine un soupçon de vulgarité, 5 Secondes avant l'Extase se révèle beaucoup plus bandant et audacieux que La Femme aux Seins percés (pour ceux qui ont raté l'épisode précédent); belle idée de départ que cette séance masturbatoire orgasmique (notre amie Etsuko fantasme grave sur son chef de service) qui transporte notre héroïne dans le futur; le principe est clair : toute jouissance ressentie en écoutant la radio te transporte dans l'année de la fréquence... gasp (Monsieur Spock est vert). Etsuko se retrouve donc en 2001, toute surprise de lire dans les journaux que Clint Eastwood est le nouveau président des Etats-Unis (ça nous rend forcément d'entrée de jeu Yojiro Takita sympathique). La bougresse aimerait bien revenir en 86 et, coup de bol, elle tombe sur la petite annonce d'un type expérimentant une machine à remonter le temps... Le garçon n'est autre que son propre (futur) fils - ah le hasard ! - et elle fera également la connaissance, au passage, de son futur mari et... de son double - avec quinze ans de plus. 

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Même avec deux bouts de ficelle, Takita pond un décor de science-fiction (roh le beau dirigeable dans le ciel) tout à fait honnête, il agrémente ce voyage dans le temps de deux-trois idées mignonnettes (le chat, le gamin tatoué...), fait preuve d'un 3700301090027humour tout en légèreté de bon aloi (le gamin qui demande à son amie de donner son corps à la science (en testant la machine à remonter le temps) puis de lui donner, simplement, son corps : ce qui donne lieu à une petite scène, dans la dite machine, avec chair érotiquement compressée contre la vitre et dialogue peu politiquement correct, le gamin proposant à la gamine de se marier quand elle aura 15 ans (elle les fait pas, nan...!)), quant aux scènes chaudes, justement puisqu'on en parle, on n'a pas vraiment à se plaindre : bien introduites dans le scénar, on sent une nette préférence chez Takita pour le pétrissage de sein et le titillement de téton (les actrices sont particulièrement gâtées par dame Nature) et un goût prononcé pour la masturbation féminine généralement effectuée au travers de petites culottes fines comme des moustiquaires (bienvenue sur shangols, un blog parfois critique mais po toujours, en fait). Bref, sans non plus que ce soit l'extase (faut savoir raison - et calme - garder), sachons être redevable à Takita (surprenant Oscar du meilleur film étranger en 2009 avec Departures : pas un branleur, décidément !) pour cette agréable petite parenthèse filmique non dénuée de charme. Cette collec rose dirigée par Fabrice Arduini réserve, je l'espère, d'autres pitits plaisirs...