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Le parcours de deux chtites bambines, forcément craquantes comme tout, que leur mère refourgue à leur tante qui finit elle-même par les laisser, dans la cambrousse, chez leurs grands-parents. On imagine aisément le nombre de séquences lacrymales ravageuses à chaque séparation, ou chaque fois que les bambines pensent à leur mère (une séquence sur trois, au treeless_mountain_poster2jugé), et à quel point on ne peut ressentir que de l'empathie pour ces deux chtites toute mimi souvent complètement abandonnées à leur sort. So Yong Kim semble, qui plus est, totalement séduite par les petites bouilles de ses mini-actrices et ces dernières, filmées le plus souvent en gros plan, quittent rarement le champ de la caméra. C'est forcément assez touchant, d'autant que les deux gamines ne minaudent pas trop, mais il y a quand même derrière tout cela un méchant petit soupçon de facilité (la tante qui picole et qui laisse les gamines sans bouffer, bouh!; nos deux gamines qui vendent des sauterelles grillées (putain, c'est le tiers-monde) pour remplir la tirelire léguée par leur mère - cette dernière leur a promis de revenir quand elle sera pleine...; la vie paisible et tranquille à la campagne à laquelle, malgré l'ennui, les deux chtites commencent à trouver un certain charme - on aperçoit Jean-Pierre Pernaut caché derrière un arbre mort). On ne peut pas dire que le film ne tienne pas la route, le scénario fonctionnant assez bien sur les quatre-vingt dix minutes, mais il y a, au delà de cela, non seulement une impression de déjà vu (les films sur "les chtis bouts en Asie dont tout le monde se fout" va finir par devenir un genre à lui tout seul) mais surtout aucun risque pris par la réalisatrice pour tenter de grapiller notre affection envers ces deux mini-héroïnes... Gentillet sans être mièvre, admettons-le, mais un peu trop en pente douce pour nous faire vraiment chavirer... Le mieux reste peut-être encore finalement l'affiche (sans vouloir être dur, c'est pas le genre de la maison).

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