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Harry Brown est un film qui pue. Michael Caine, ancien marine, voit bien que les jeunes de son quartier sont vraiment méga pas cools et super violents. En plus ils ont tué son pote avec lequel il jouait aux échecs. Comme la police ne fait rien (mais que fait...), il va ressortir son bon vieux coutelas, s'offrir un flingue et décaniller tous ces petits sauvageons - celui que je préfère dans la bande, c'est celui qui a une véritable forêt de cannabis chez lui : Barber fait vraiment dans la dentelle. Notre ami Daniel se complaît de façon relativement malsaine et purement gratuite à nous montrer cette violence, livre une réflexion de "fond" sur les "problèmes d'insécurité" qui ferait passer Hortefeux pour un baba cool (moi j'dis que les jeunes de quartier, pour s'en débarrasser, il faudrait une bonne petite bombe atomique, c'est tout), et son film est aussi indigeste qu'un scénar de Besson (Luc) ou aussi ras des pâquerettes qu'un discours de Besson (Eric) - ou vice versa. Michael Caine en vieux pépère qui reprend du service, et en proche cousin d'un autre Harry, perd son souffle à force de vouloir mater cette petite racaille, et on aurait vraiment préféré qu'il claque dans les cinq premières minutes pour nous éviter de nous servir cette daube pathétique et ultra réac. Jackie doit conchier Harry et on ne peut pas lui donner tort. Gerbant.