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Sherlock Holmes fait partie de ces blockbusters qui restent assez plaisants grâce notamment à des décors londoniens vintage assez cradingues (oui, bon, tout est fait sur l'ordinateur, mais c'est l'intention qui compte) et à un trio d'acteurs qui se défend (Robert Downey Jr avec ses airs de chien mouillé qui envoie du bois quand il le faut, Jude Law relativement sobre en Watson, "élementairement", et la chtite Rachel McAdams, en petite amie chafouine du Sherlock, qui a diablement du chien). On a un peu peur au départ que le Ritchie, en grand amateur d'effets spéciaux publicitaires à deux boules, "matrixe son filme" en abusant de ralentis et des images "accélérées" - qui n'apportent franchement po grand-chose - mais il a la bonne idée de se recentrer rapidement sur ses personnages. Robert Downey Jr interprète un Sherlock capable de déductions logiques ultra finaudes (ça vient souvent un peu de nulle part, mais on ferme les yeux de façon bienveillante) et toujours prêt à se lancer dans la baston : Robert (petit mais costaud) s'attaque notamment à une véritable montagne - un catcheur ?-, une véritable force de la nature qui parle étrangement... français, et cela nous donne quelques moments comico-agressifs assez relevés. Sherlock combat un type adepte de la magie noire (mais ça existe po la magie noire ? Nan, mais c'est justement le taff de Sherlock de dénouer les fils, attendez) qu'il va finir par rendre minable, mais tout cela n'est jamais qu'une première étape, le tome 2 étant d'ores et déjà annoncé alors qu'il reste au moins dix minutes de film. Bon allez, disons que c'est tout à fait regardable (pas trop d'excès dans les images de synthèse qui nous gratifient d'ailleurs de "jolis" plans sur la construction du Pont de Londres), surtout... pour du Ritchie, se sentirait-on presque forcé d'ajouter...

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