18737748_w434_h_q80Jonathan King (qui ? Jonathan King) voudrait visiblement rendre hommage à sa terre-patrie, la Nouvelle-Zélande, en en célébrant la verte nature, les champs immenses, et surtout les moutons ; il voudrait également de toute évidence montrer qu'il a vu tout Romero, et y ajouter si possible une touche à la Zucker/Zucker/Abraham. S'il lui est possible également d'obtenir des dialogues marrants et de marcher sur les traces de l'aîné Peter Weir, dont on peut retrouver ici les traces des premiers longs-métrages, il n'est pas contre. Résultat : il pond un navet au beau milieu de tout ça, sans esprit et sans talent. Pas assez bon techniquement pour faire peur, pas assez délirant pour être une pure série Z, pas assez beau pour être l'hommage attendu à la ruralité florissante, son film passe avec un ennui profond d'un genre à l'autre, sans approfondir aucune de ses petites idées. Pourtant, monter un film d'horreur autour des transformations génétiques d'un troupeau de moutons par un éleveur peu scrupuleux, qui les changent en brutasses carnivores, ça aurait de quoi être drôle, et rattacher Black Sheep aux grands 18889799_w434_h_q80nanars des années 60 (genre L'Attaque des tomates tueuses) ; mais par trop de frilosité côté délire, King passe à côté de la parodie visée : on a beau rigoler gentiment à quelques idées (un mouton qui conduit un camion, ou cette façon de rendre inquiétants les bêlements minables des ovins), c'est très peu drôle. Il passe également à côté du gore, autre option envisagée, à cause d'effets spéciaux cheap et de timidité aussi de côté-là. Du coup, on n'assiste à rien dans ce film, et s'il n'y avait des acteurs pas trop mal, on n'en retiendrait rien non plus.