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Après L'Heure Zéro qui avait malheureusement un peu tendance à y tendre, Pascal Thomas revient avec une nouvelle adaptation d'Agatha Christie - s'il choppe le filon, il est tranquille pour trois générations; il faut reconnaître cette fois-ci que grâce à l'association Dussolier/Frot, il y a un peu plus de vivacité et d'allant à l'ensemble. On sent que les deux acteurs s'amusent comme des petits fous à jouer ce couple de "vieux" - dixit Frot - en recherche d'aventures, prêts même à espérer un crime pour avoir à enquêter et s'occuper. Et crime il y aura, ou, tout du moins dans un premier temps, suspicion d'un crime lorsque une vieille tante - Annie Cordy qui récupère son accent belge (cela dit, ça fait bien quarante ans qu'on était sans nouvelles) - débarque chez eux, persuadée d'avoir aperçu une femme se faire étrangler dans un train. Frot se rend dans une mystérieuse demeure pour enquêter en se faisant employer comme cuisinière. On y croisera moult personnages (Claude Rich qui en fait des tonnes mais demeure imbattable pour rabâcher un "Elle est bonne la soupe" hilarant (on se raccroche à ce qu'on a), Hyppolite Girardot en médecin de famille qui reprend peu à peu du galon - et retrouve des rôles -, trois frères (Melvil Poupaud, Christian Vadim et Alexandre Lafaurie) presque transparents - petite forme le Melvil - et Chiara Mastroianni, hum, mais je ne veux point m'acharner) dans une demeure hantée par des loups et des sarcophages... L'enquête est assez poussive, j'avais trouvé le meurtrier au bout de cinq minutes (celui que tu soupçonnes le moins, c'est la règle facile de l'Agatha), et le dénouement est balancé en 2 minutes chrono comme si tout le monde s'en foutait. Oui, certes, c'est pas encore vraiment l'extase, vous allez me dire, mais les mimiques et les réparties de Dussolier/Frot sauvent tout de même l'essentiel du marasme. Soyons bon et restons sur cette légère note positive.

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