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Boris Karloff n'est po mort et nous revient dans le rôle de ce journaliste qui aurait mieux fait de ne point faire d'investigation sur des meurtres remontant vingt ans en arrière. Robert Day ne nous épargne rien dans ce film de série "..." (vous pouvez choisir une lettre selon votre humeur): une pointe de Docteur Jekyll et Mr Hyde, un peu de cuisses avec de longs spectacle de French Cancan - Ah la culture française tout de même! -, un poil d'érotisme, même, avec un décolleté sur lequel on déverse une bouteille de champagne (cela m'a tout ému), un cimetière où l'on déterre les morts, une pendaison sous les vivats de la foule et un étrange couteau super maléfique... On regarde cela à la fois d'un oeil amusé et un peu morne, en se fendant tout de même la pipe monsterskarloffdevant le jeu du Boris; comme Day devait être en peine de maquilleur (po de budget), le Boris se transforme en monstre en faisant une étrange grimace - genre, tiens je vais me mordre la lèvre inférieure - ou en tentant peut-être d'imiter Michel Simon... Le scénario est digne d'un bouquin de Modiano (hum, enfin...) puisque ce journaliste (amnésique en fait, mais ça, on le découvre plus tard) part à la recherche d'un mystérieux docteur lié à toute une série de meurtres : celui-ci a disparu vingt ans plus tôt et pourrait bien être... notre ami Boris, lui-même - diable. Alors que Boris est aussi chochotte qu'Henri Chapier en temps normal - il s'évanouit à la vue du sang -, lorsqu'il retombe sur cette terrible arme du crime enterrée vingt ans plus tôt, il devient tout berdin : et vas-y que je te strangule la première gonzesse qui tombe sous la main et que je lui donne 34 coups de couteau... Bon, il y a un peu de méchantes incohérences dans le scénar, puisque parfois, il devient fou sans le couteau, ou reste tout calme, le couteau à la main... Mais bon, ne cherchons point midi à 14 heures, on sait très bien d'avance ce que recèle ce genre de films : un soupçon d'enquête policière, des meurtres avec des grands arghhhh et des femmes qui meurent les yeux grand ouverts et un Boris Karloff qui s'amuse comme un petit fou dans un rôle d'halluciné - au final, on est honnêtement servi. 

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