parfum_d_yvonne_xl_01Avec cette adaptation de Villa Triste du gars Modiano, Patrice Leconte parvient avec un rare bonheur à transcrire parfaitement, du livre, les espaces blancs entre chaque paragraphe. D'un vide intersidéral et d'un manièrisme forcené, ce film est aussi lisse que les jolies fesses de Sandra Majani qui joue les potiches de porcelaine avec un naturel confondant. Son jeu est tellement éthéré qu'elle a disparu tout bonnement après ce film, ce qui est tout de même une bonne nouvelle. Pauvre Hippolyte Girardot et surtout pauvre Jean-Pierre Marielle dont les petites pitreries parviennent à peine à combler la vacuité de l'ensemble. Tout ce qui me restait du film était le souvenir d'une séance torride avec le gars Sylvain et la gâte Sandrine dans un cinéma clermontois, et, par pur clin d'oeil modianesque, il faut reconnaître que les souvenirs sont toujours meilleurs que la réalité. Bon après cette parenthèse de non-cinéma, je vous promets dans les jours qui viennent - les vacances enfin ! - de revenir avec du lourd.