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La situation de l'alimentation électrique en Géorgie dans la lignée de l'effondrement du bloc communiste et du rachat de la compagnie nationale par une compagnie américaine, AES. La situation a l'air au départ aussi complexe que les branchements électriques de folaille dans certains quartiers pour avoir de la lumière... Est-ce que la méchante compagnie américaine va couper l'électricité à tous les pauvres gars géorgiens qui paient po leur facture? C'est pas une compagnie caritative mais il faut avouer que le boss et certains de ses adjoints n'hésitent pas à se rendre automatiquement sur le terrain pour expliquer la situation; le Georgien a l'air assez mauvais payeur mais le boss local d'AES, véritable vedette nationale, tente apparemment d'arrondir les angles... Plus grave que les particuliers, les grosses compagnies (des industries chimiques à l'aéroport en passant par la télé) qui ne paient po la note, le pompon venant des centres de dispatch d'électricité tenus entièrement par l'état et qui favorisent qui bon leur semble - d'où grosses coupures de courant pour les petites gens et favoritisme royal pour d'autres... Histoires de gros sous, corruption, assassinats, le ton devient plus noir à mesure que la lumière se fait (un paradoxe non?) sur les pratiques peu orthodoxes du pays... On suit sur deux trois ans l'évolution de la situation et on perd malheureusement un peu le fil narratif en route, le sujet s'éparpillant un peu - notamment quand on évoque la responsabilité politique au plus haut niveau. On comprend bien certaines des problématiques dans ce "petit" pays résolument isolé, mais le réalisateur peine parfois à faire le choix entre les parcours individuels des types qui bossent pour AES et la situation bordélique du pays (émeutes, meeting sur l'électricité au plus haut niveau administratif, déclarations télévisées...). Eclairant tout de même mais de petites baisses de tension en route.   

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