A0001141Je pourrais le revoir des centaines de fois et j'aurais toujours une énorme tendresse pour ce film. Forcément j'avais le même âge que la chtite Charlotte quand j'ai découvert ce film et il est difficile de renier ses premiers émois... Rares sont les films qui reviennent sur l'adolescence avec une telle justesse, sans vouloir à tout prix forcer le trait. Les indécisions de cette pauvre Charlotte, prise à la sortie de l'enfance et avec déjà un petit pied chez les adultes (ah le passage du globe terrestre écrasé sur la tronche de Jean-Philippe Ecoffey), demeurent touchantes et ces rêves de partir avec Clara Baumann, s'ils sont pathétiques n'en sont pas moins révélateurs de cet âge des espoirs... désespérés. Des dialogues pointus qui continuent de m'arracher un sourire ("La vie, elle est brusque..."; "La maison la plus moche, c'est la mienne"; "Charlotte, il me faut au moins mes trois bols de café avant de commencer toute discussion avec toi..."... ad lib), un casting au petit poil entre les éternels Brialy et Lafont, le regretté Simon de la Brosse et le bourru Raoul Billerey et une image toute ensoleillée pour cet été d'apprentissage. Voilà le genre de film, sans en faire non plus un chef-d'oeuvre, qui gardera quoiqu'il advienne toute mon affection. Ca fait plaisir parfois de se dire qu'on ne se refait pas et que certaines choses gardent malgré les années leur petit éclat. Je vous rassure, pour po trop déconner quand même, Charlotte n'est plus la femme de ma vie, hum...

L_Effrontee