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Les Etats-Unis nous pêchent toujours un héros Marvel au bon moment. Cette fois-ci c'est Iron Man, un gars censé réparer toutes les conneries des entreprises d'armement américaines - et du gouvernement, so - qui ont filé des armes à des gars qui s'en servent super méchamment maintenant. J'aime ces grands moments d'auto-critiques politico-cinématographiques qui planent moins haut que le super-héros. Mais à la fin, le type, heureusement, il gagne et la boulette est évitée de justesse. On a droit ici à toute la genèse de l'Iron Man : au début, il vend des armes, oui bon, pas bien ça, mais il adore le sake chaud et les cover-girls de Maxim - ça marque des points. Lors de vacances en Afghanistan, il va soudainement changer de point de vue (mais les armes, ça tue, c'est donc ça! si je m'en sors, promis, j'y réfléchirai) : il est pris en otage par des barbus mais, ouf, va s'en sortir en se construisant une armure supra-ingénieuse et tout électronique dans une caverne - même Ben Laden, c'est un mariole à côté avec ses petits coups fourrés. Après c'est du grand n'importe quoi, les effets spéciaux "déchirent" mais comme le scénario tient sur une toute petite feuille de papier, on s'en lasse vite; à la fin (j'avais dû laisser un oeil ouvert) j'ai cru que j'étais dans Transformers et j'ai regardé la jaquette avec horreur pour voir si je ne m'étais pas trompé de film. Mais tous ces films sont finalement interchangeables, et ouais, je ne suis pas dupe. Allez deux petites notes positives pour pas faire le rat : Robert Downey Jr, un peu plus humain et un poil plus drôle que ces habituels types de héros; et une séquence vachement chiadée, quand la secrétaire lui touche le coeur au sens propre puis figuré - bougrement malin... Hum. Allez, ça ne mange po de pain ce genre de bonbon fluo entre deux films. Faut juste pas oublier de se brosser les dents après, juste avant d'aller au lit. 

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