08 août 2008

Tokyo Olympiad (Tôkyô orimpikku) (1965) de Kon Ichikawa

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Histoire de faire plaisir à mon co-blogueur, grand fan de sport devant l'éternel, et en hommage au bazar qui commence dans mon sympathique pays d'accueil, cette petite friandise de Kon Ichikawa sur les J.O. de Tokyo en 1964. Ichikawa passe à la loupe la plupart des épreuves sportives, semblant moins intéressé par les vainqueurs que par l'effort sportif en lui-même. Dans la première partie, il s'attache aux épreuves d'athlétisme et de gymnastique, puis, après un petit intermède sur un sportif tchadien bien esseulé au sein du village olympique, c'est reparti pour un tour de stade complet : honneur aux volleyeuses, judokas et lutteurs nippons avant un défilé multisports qui privilégie plus les gros plans et certains détails amusants (les tics d'un lanceur de poids, une sauteuse en hauteur qui pose son chat en peluche avant de s'élancer, ou plus curieux, cette athlète qui pose un citron sur son plot de départ...?!) que les visions d'ensemble. Un peu la panade, il faut le dire, côté français, avec la valeureuse Dupureux au 800 mètres qui craque dans la dernière ligne droite, pareil pour le 4x100 hommes ou pour Caron au dos crawlé - po grave on va tout péter à Pékin... Hein? Ichikawa termine en beauté avec une demi-heure consacrée à l'épreuve reine, le Marathon, avec la souffrance des athlètes et le survol de la compète par l'éthiopien Abebe Bekile. La cérémonie de clôture avec le défilé des athlètes part elle complètement en quenouille, espérons que les Jeux qui viennent ne seront pas trop carrés - l'espoir fait vivre. Bel hommage au sport donc, avant tout, et qu'ajouter, sinon que le temps avait l'air, euh, plutôt humide. A Pékin, c'est po grave, les nuages, ils les explosent - sympa pour les régions voisines.

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Posté par Shangols à 17:16 - - Commentaires [1] - Permalien [#]



Commentaires sur Tokyo Olympiad (Tôkyô orimpikku) (1965) de Kon Ichikawa

    Ah si si, j'ai adoré la subtilité toute en sobriété de la cérémonie d'ouverture : la grande école du raffinement et de la mesure, le zen dans toute sa splendeur, un véritable haïku. Surtout commentée par RMC Info ("t'façon j'les retiens pô les athlètes chinois, ouarf ouarf" ; "p'tain ils ont lâché les colombes, les cons, ouarf ouarf").
    Allez, va, je sais que c'est ton grand moment, fais pêter la Suntory et les commentaires spécialisés !
    Les enfants, attendez-vous à du silence sur Shangols. Pendant que Shang restera bouche bée devant les quarts de finale de twirling bâton accrobatique junior féminin en équipe (et je vous jure qu'il en est capable), Gols fuira ce monde, sac au dos et joie au ventre, pendant quelques jours.

    Posté par Gols, 09 août 2008 à 00:49 | | Répondre
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