anotherwayLe film a beau avoir une certaine audace (une histoire lesbienne dans la Hongrie de 1958, attends, il doit y avoir un parallèle... dans le genre, peu de liberté...?), il m'a semblé d'une part, esthétiquement, terriblement vieilli - on se croirait presque devant un vieil episode de Tatort sur france 3 le jeudi aprèm - et, au niveau du rythme et de l'intrigue, terriblement plat et prévisible. Il s'agit peut-être d'un portrait relativement fidèle de la société hongroise de 1958 et des enjeux politiques de l'époque mais les traits sont tout de même assez gros : une journaliste lesbienne d'origine paysanne (bon déjà) tente à la fois d'étaler la vérité sur les magouilles politiques et de vivre, au grand jour, son amour avec une sculpturale blonde; pas de bol, celle-ci est mariée avec un militaire un peu sectaire et quand le moustachu hongrois est en colère, cela peut faire du pétard. Dès le départ on nous dévoile la fin tragique de l'histoire, comme si le combat de notre journaliste (professionnellement et personnellement, forcément) était perdu d'avance : cela coupe les jambes à tout suspens final dans un récit où chaque "rebondissement" est déjà borné d'avance  (la blonde est attirée, résiste, oh mon Dieu, mais ah! c'est plus fort qu'elle, elle craque, revient vers son amante et ne supporte plus dorénavant un poil de la moustache de son mari... mouais). Peut-être que traiter de l'homosexualité en 1982, dans un film hongrois lui-même "d'époque", était encore provocateur mais, rétrospectivement, cette histoire paraît aujourd'hui extraordinairement morne et molle... Bref, le cinéma de Makk m'a passablement ennuyé, pour ne pas dire mortellement.

makk08