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Même impression d'ennui et d'une mise en scène très laborieuse qu'à la vision du dernier opus de Bruno Podalydès, Le Parfum de la Dame en Noir. Un peu le syndrôme Cluedo où on comble le peu d'intérêt de la partie par l'excitation de la découverte de l'assassin. Adapté d'un roman d'Agatha Christie, on se doute que le final du film sera forcément surprenant mais lorsqu'il arrive, on attend presque 28 rebondissements supplémentaires tant le film a été poussif dans son déroulement... Et ben même pas, non. Les acteurs sont engoncés dans des rôles monochromes : Poupaud en petit bourgeois coincé, Chiara Mastroianni (avec laquelle j'ai décidément beaucoup beaucoup de mal) en (quasi) veuve éplorée tout du long, Laura Smet en fille dévergondée et ultra vulgaire (j'espère qu'elle se force), Danielle Darrieux qui reprend son fauteuil roulant de Huit Femmes, Morel en policier qui cligne nerveusement de l'oeil...; le peu de "fantaisie" vient du petit personnel qui se permet entre deux séquences plombantes quelques facéties. Alors oui, les décors intérieurs et extérieurs sont soignés, mais ils ont une fâcheuse tendance à engloutir tout l'intérêt de l'intrigue dont on ne tarde point à se désintéresser, espérant enfin une scène qui fera exploser ce carcan. Elle ne viendra jamais, comme si la stylisation forcenée, très british -alors que le film se passe en Bretagne...-, devait forcément figer la sauce. Comme s'il manquait un souffle d'air, pour ne pas dire un souffle de vie...

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