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Des extraits et des photos pour 50 minutes d'une vision historique un poil rigide de l'évolution du cinéma japonais dans lequel Oshima fait la part belle... à lui-même. On évoque rapidos les films muets avec un petit clin d'oeil à Ozu ainsi que les années 30 avec, essentiellement, Mizoguchi et le superbe Humanity and paper Balloons de Yamanaka, mort prématurément à 28 ans à la guerre - il y a une photo de lui avec le sergent 15Ozu, à l'époque, assez touchante. Films de guerre et films comiques dominent le début des années 40, puis on rentre dans du lourd avec, à la fin des années 40 et le début des années 50, Kurosawa et toujours Ozu. Au début des années 60, Oshima préfère semble-t-il évoquer les films d'auteur plutôt que de traiter de la Nouvelle Vague qui d'après lui s'écrase vite; quelques grands noms de l'époque : Imamura, Yoshida, Teshigahara, Kobayashi, Shindo et Oshima lui-même avec sa trilogie de la Jeunesse. Les années 60 sont marquées également par les fameux "pink movies" (Wakamatsu, Takeshi) et les productions de Suzuki. Dans les Années 70, une place spéciale est faite aux films policiers relativement violents de Fukasaku et dans la foulée arrive le gars Kitano et un bref extrait de Sonatine. Peu de films dans les années 80 et 90 que je connaisse - on a l'impression de choix un peu plus personnels - si ce n'est brièvement les productions des studios Ghibli. Ce genre d'exercices est toujours une gageure quelque peu réductrice, mais bon, deux trois noms que je ne connaissais point me restent en tête et je découvrirai ces films volontiers, au hasard de mes trouvailles.

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