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Le technicolor est un peu passé, le film est d'un romantisme un peu gnangnan pour un film de gangsters, mais il faut aussi reconnaître que pour un film de 1939, l'ensemble de l'histoire est pas trop mal mené. Je vais finir par devenir un spécialiste de Jesse James, m'en étant tapé trois en quelques semaines. Celui-ci est sûrement la version qui m'a le moins tenu en haleine d'ailleurs, la faute peut-être à un scénario qui fait d'un Jesse James, joué gentiment par Tyrone Power (me rappelle Thierry Le Luron, moi, suis pas sous drogue pourtant), une sorte de Robin des Bois un peu gentillet. Si jamais il flingue, c'est pasque le méchant bonhomme a tué sa mère, si jamais il dévalise un train, c'est pasque la SNCF pratique de toutes façons des prix exorbitants, surtout vu ensuite le service, si jamais il braque une banque, c'est pasque sa femme l'a quitté et qu'il faut bien se passer les nerfs. Sa femme d'ailleurs (pauvre Nancy Kelly) joue aussi mal que l'équipe de France contre la Suisse, et vas-y que je te prends des airs ultra dramatiques, et que je pleure... gavante. Ai préféré à tout prendre Henry Fonda, dans le rôle du frère sobre, il rigole jamais et ça lui va comme un gant. On s'intéresse surtout aux petites histoires de coeur du Jesse, et franchement ce n'est pas le plus passionnant; dommage que King ne dope pas son scénar d'un peu plus d'action, d'autant que les cascades en chevaux (derrière le train, le cheval est à deux doigts de se viander) sont assez impressionnantes : la scène culte demeure "le saut avec cheval dans la rivière, d'au moins 39 mètres de haut" (ouais facile) effectué avec brio par les deux frères James - gros gros plongeurs les deux chevaux qui auraient mérité un crédit spécial dans le générique, qui plus est s'ils en sont morts. Peu de véritables excitations sinon, un petit côté plan-plan genre film de dimanche aprèm avec des nuages, bon une petite moyenne à mes yeux.

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