B00004S89YThana travaille comme simple couturière, a pour signe particulier d'être muette et aurait mieux fait d'accepter le verre que lui proposaient ses copines en sortant du boulot. En rentrant chez elle, elle va se faire agresser par un violeur déguisé en méchant Bozo le Clown (Ferrara himself, mouais) puis, encore totalement traumatisée, va découvrir dans son appart un cambrioleur qui entreprend, encore (sale journée), de la violer. Là elle craque (trop c'est trop) et le type finira assommé dans la baignoire avant de se faire démembrer. Thana, c'est clair, est définitivement sur les nerfs et va décider, s'emparant du .45 laissé par le voleur de régler son compte à tous les types un peu trop collants. Elle se transforme en femme fatale (voire même en nonne fatale) à laquelle il ne fera point bon demander l'heure au coin d'une rue après minuit. Ferrara signe un Charles Bronson féministe, une sorte de règlement de compte au harcèlement sexuel, jusqu'au boutiste. Bon, vaincre la violence par la violence, personnellement je vois pas trop où tout cela nous mène, si ce n'est de virer au carnage systématique. On peut pas dire qu'il s'agisse en ce début des années 80 d'une publicité pour New York, on peut pas dire non plus que Ferrara pousse la réflexion bien loin. Au niveau de l'image et de la musique, on est dans de la série B vintage, même si on sent tout de même un soin chez l'Abel à faire des cadres propres. Po grand chose d'autre à en dire, si ce n'est qu'il faut définitivement se méfier des nonnes en porte-jarretelles - le conseil du jour donc.

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