18779840_w434_h_q80Entre 4 Herzog et deux Godard péchus, une ptite pochette Haribo dans le genre Venus Beauté Institut version libanaise, ça peut pas faire de mal. Bon, mon camarade crierait au "film du monde" ultra consensuel, et il n'aurait pas tort, tant la douceur ultra-caramélisée vire souvent à l'image d'Epinal. Certes, peut-être que pour le Liban, il est osé de parler de femme qui va à l'hôpital juste avant son mariage pour retrouver sa virginité, d'une autre qui a une liaison avec un homme marié, d'une troisième qui est lesbienne et, allez, pour le plaisir, d'une dernière face aux affres de la ménopause -autant de sujets qui me passionnent, c'est clair- mais comme elles représentent toute un "type" plutôt que de vraies personnalités de femmes à part entière (sans parler de leur trajectoire sentimentale ultra-convenue) on finit plus par frôler le stéréotypique que l'atypique... C'est quand même dommageable. Mais, bon, il me faut bien reconnaître que je n'attendais pas grand chose de plus et qu'au final, même si cela fleure un peu trop la mélasse doucereuse, il y a un petit charme - et des films libanais on en voit pas des tonnes, hein? -, des petites pointes d'humour sympathoches (s'enregistrer à l'hôpital sous le pseudo de Julie Pompidou pour retrouver sa première jeunesse, ça fait forcément un peu marrer)... et le regard fatale de Nadine Labaki qui valent presque le détour (hum). Et pis j'ai fait plaisir à ma femme (roh la mauvaise foi de ce type), contente de ne pas voir pour une fois un film muet en noir et blanc sur des aveugles en phase terminale - cherchez po, j'aurais toujours un sale prétexte en poche pour me justifier. 

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