18736424_w434_h_q80Ca va être vite bouclé, étant donné que je n'ai rien à dire sur ce film ni fait ni à faire, et qui ressemble à 90% des films qui sortent. Bien fait, bien joué, doux-amer et consensuel, Azul fait partie de ces choses qu'on oublie au fur et à mesure qu'on les regarde, dans une sorte d'auto-annulation constante : chaque scène chasse la précédente. Du coup, à la fin du film, on reste avec l'impression d'avoir passé 1h40 (comme me le disait une copine qui a vu le fameux Chez les Ch'tis : ça passe 1h30... définition décidément désespérante du cinéma), et puis c'est à peu près tout. On a beau chercher, on a beau relire les critiques assez excitées de l'époque : il n'y a rien à prendre dans ce scénario usé jusqu'au trognon (un gars qui aime deux femmes, un autre qui découvre que son père est homo, un prisonnier un peu con-con, etc., la panoplie classique du petit film), ni dans cette mise en scène molle et pourtant fière d'elle : un montage qui tente de mettre en parallèle ces existences, quelques jolis mouvements de caméra pour signaler que le metteur en scène ne s'est pas endormi, et c'est plié. C'est ni mauvais ni bon, c'est juste du rien. Je me demande si je préfère pas les mauvais films, finalement.