coverVoilà un film bien décevant édité par la collection Criterion... Walker c'est donc apparemment l'histoire vraie, au début du XIXème siècle, d'un illuminé américain qui après s'être pris une raclée au Mexique décide de se rendre au Nicaragua pour "stabiliser le pays" et y apporter la démocratie... Vaste projet, d'autant qu'il débarque avec une cinquantaine d'hommes plus bras cassés et indisciplinés les uns que les autres. Appuyé par le parti libéral du coin, la première confrontation vire au carnage total mais finit par semer la déroute chez les troupes locales... Notre Walker remporte une victoire on ne sait vraiment comment, prend rapidement le citron, se nomme lui-même président avec les pleins pouvoirs, et décide, en bon démocrate, d'instaurer l'esclavage. Après deux ans à la tête du pays, il se prendra une grosse branlée où il trouvera la mort. Cox, lors du générique de fin, ose un parallèle avec la politique Reaganienne qui annonce "aucune ingérance au Nicaragua" avant d'envoyer une chtite troupe de 80.000 hommes juste comme ça pour le fun. Le film doit trouver son actualité en 2008 vue la politique américaine en Irak, mais en dehors de ça, l'oeuvre ne demeure en elle-même pas vraiment incontournable. Cox ne cesse d'hésiter entre la grosse renconstitution historique, le cinéma d'action (certes impressionnant mais un poil trop gonflé) avec des scènes de combat pleines de sang, de feu et de fureur (une balle qui touche un homme explose comme un boulet de canon, avant de répandre 15 litres de sang), des séquences et des situations quasi burlesques (les hommes de Walker, "les immortels", lorsqu'ils se retirent d'un combat, fuient en accéléré), le mélodrame (Walker qui s'apitoie sur la mort de sa femme...), à la fois une certaine fascination bizarroïde pour son héros (qui marche sur 1 km alors qu'il est canardé par 15 000 balles sans être touché) tout en montrant son absurde mégalomanie... Bref ca part à hue et à dia et on finit presque par se demander où il veut en venir - Walker est sévèrement burné mais un peu con-con, ouais. Et ?... Seul Ed Harris semble y trouver son compte en incarnant ce personnage bourré de contradictions. Tentative  brouillonne et peu concluante, au final.    

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