affiche_Veritable_histoire_d_Abe_Sada_1975_1L'histoire donc d'Abe Sada qui inspira également Nagisa Oshima pour l'Empire des Sens... Au delà de l'anecdote, pas grand chose à se mettre sous la dent dans cette histoire d'amour à mort qui n'a définitivement rien à voir avec La Femme d'à côté. Abe et son ancien patron restent donc enfermés dans une chambre, copulent jour et nuit, soit 372 fois, et alignent les bouteilles de sake. On a droit à une séquence de "foot fucking" (que je n'ose voir apparaître un jour dans les mots clés) pendant qu'elle lui mord le kiki jusqu'au sang; à part ça, ils s'amusent à faire la "vraie" brouette japonaise, jouent avec la nourriture d'une façon que je déconseillerais aux enfants, et vont même jusqu'à s'auto-stranguler pour pousser à l'extrême leur sensation. La photo et la lumière sont aussi ternes que la chair est triste, et on s'ennuie ferme à suivre leurs ébats d'un œil morne. C'est à ce moment-là que le patron évoque un éventuel retour vers sa femme (ben ouais, on s'amuse, on s'amuse mais faut bien avancer dans la vie quand même) ce qui sonnera sa fin : Abe le strangule pour de b2005_08_17_abesada03on avant de garder en souvenir son zigouigoui - elle se masturbe d'ailleurs plus tard avec dans une scène, euh... jusqu'au boutiste, on peut le dire... Avec le sang de son amant, elle écrit leurs noms sur tout son corps et grave même le sien au couteau dans la cadavre - ouais, un peu gore, je l'admets.  On revient  ensuite dans de jolis images bleutées sur son passé déluré avant de la découvrir, jeune fille sage à lunettes, en cavale; elle fera une déclaration de trop à son masseur ce qui finira par la perdre. Bon, Dieu sait qu'on est dans du pointu mais absolument po dans du nécessaire.