Ah ces bons vieux films films d'aventures des Années 60 ! Cornel Wilde réalise un film culte dans son genre avec cette chasse à l'homme blanc en terre africaine, digne des Chasses du Comte Zaroff. Wilde joue lui-même le héros de son propre film, un blanc qui organise des safaris. Un des participants du safari refuse de payer un tribut à une tribu, et s'il fait le mariole pendant cinq minutes pour avoir tué 14 éléphants, il fera moins le malin 2 minutes plus tard lorsque, capturé, il va se retrouver attaché face à un cobra. (Son assistant déguisé en poule et chassé par les femmes à coups de mini-lance ne connaîtra pas un meilleur sort, avec en plus le ridicule de mourir une plume dans le cul). Seul notre Cornel qui a 30 secondes pour s'échapper avec une douzaine de guerriers super en colère et motivés à ses trousses va réussir à se sortir de ce mauvais plan.

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Super hostile l'Afrique quand même. On assiste à un défilé dans les formes de toutes les créatures les plus voraces et chafouines de ce continent (et un crapaud qui en mange un plus petit, et un serpent qui saute sur un oiseau, et un guépard qui déguenille un buffle, et un caméléon, ah non en fait il se casse juste la figure) et c'est halluciné devant tant de cruauté, avec pleins de sauvages aux fesses, que le Cornel continue 415_box_348x490sa route. Il connaît heureusement une poignée de petites ruses de guerrier qui ne lui font point regretter d'avoir lu Rahan quand il était jeune : tiens, prends du sable dans les yeux pendant que je te coupe la gorge avec mon poignard, tiens je vais mettre le feu à toute la plaine pour mettre en déroute ces rustres... Il s'en sort à chaque fois super limite et trucide une bonne partie des chasseurs de la tribu qui l'ont de plus en plus mauvaise. Il faut admettre en passant que les images sont d'une couleur assez royale (très peu d'images d'archives animalières si ce n'est une attaque d'éléphant que repompera et remontera Nicolas Hulot 20 ans plus tard dans Ushuaia pour montrer qu'il en a) et que le film garde véritablement toute sa beauté d'origine. Cornel va en voir jusqu'au bout (rah des rochers infestés de serpents, rah mince plus d'eau dans ma gourde, roh une cascade à traverser avec un courant super fort...), n'arrête pas de voir du pays et finit par atteindre un village où a lieu juste au même moment, pas de bol décidément, une attaque de méchants esclavagistes; il va se montrer grandiose encore une fois en sauvant un petit nenfant des mains de ces perfides voleurs, et le gamin lui rendra la pareille en le sauvant de la noyade. Lorsqu'il finit par retrouver le fort d'où il est parti, il peut souffler mais là, 4 guerriers ressurgissent de nulle part et suspense jusqu'au bout, d'autant qu'on a pas encore vu d'hippopotames et s'il en tombe soudainement un d'un arbre, cela risque de perturber notre homme... Bref c'est une course échevelée de bout en bout et on regrette presque de ne plus être enfant pour ne pas frémir chaque seconde avec l'homme chassé - ah oui c'est pas pour les enfants c'est quand même super violent (cela a même été interdit pendant 10 ans en Finlande - pacifique le Finlandais, faut reconnaître). LE film d'aventures vintage en Afrique.