simon_2Un type qui interroge une plante pour retrouver le coupable, moi je dis chapeau (il y avait bien un truc à faire sur passer une plante à tabac mais j'ai pas osé pour éviter la confusion). Simon est donc un mage hongrois engagé par la police parisienne pour résoudre un crime; il te fout une électrode sur une plante et l'affaire est dans le sac. Il va ensuite faire la connaissance d'une bien jolie jeune fille - charmante Julie Delarme (leur conversation reste pauvre vu qu'il ne parle pas français), va mener en bateau Hubert Kunde qui joue un flic dix ans après la Haine, et va se lancer dans un concours un peu stupide avec un compatriote (que je ne conseille pas à un enfant non entraîné, petit, si tu me lis) : rester sous terre pendant trois jours... Mais j'en dis pas plus parce que la fin du film  est pleine de mystères... Bon qu'est-ce qu'on dit dans ces cas-là...? C'est indéniablement un film qui sort des sentiers battus, qui possède un certain charme, voire une petite touche poétique, mystérieux ça je l'ai déjà utilisé donc non : c'est déjà bien, la fin du film sur la 7ème de Beethoven est même assez envoûtante... mais franchement je ne peux pas dire non plus que je m'en relève complètement ensorcelé. Enyedi prend son temps pour construire ses ambiances, pour nimber son personnage principal, plutôt hiératique dans le genre, d'une certaine aura -excellent Péter Andorai, genre Demis Roussos avec moins de poils - mais reste définitivement aussi évasif que son personnage principal sur le sens de la vie - non la solution n'est pas dans le film, ben oui moi qui croyais, mais non pas même une clé. Une atmosphère d'un calme royal - plat, diraient des mauvaises langues - qui peut plaire aux esprits zen (un peu à l'images des minuscules flocounets de neige qui sont tombés sur Shanghai cet aprèm). Bon, une jolie curiosité.